Le Silence Des Arcanes

La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même. Mais parfois, elle est nécessaire.
 
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 Rencontre incongrue

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Elaryan
Princesse de Cala - Admin
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Age : 26
Race : Humaine (... ou pas ?)
Armes : Approchez et vous le saurez bien assez tôt
Compagnon ( Compagne ) : Ouvrez les yeux et vous comprendrez par vous même que nul n'est digne de mériter son coeur
Date d'inscription : 08/07/2006

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Amour: Vous êtes sûrs de savoir de qui il est question ? On parle d'Elaryan, là xD
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6/10  (6/10)

MessageSujet: Rencontre incongrue   Sam 8 Sep - 22:51

Elaryan était agenouillée au pied du temple, sur la Colline Divine. La ville endormie de Bapharla sombrait dans l’obscurité de la nuit. Qui aurait eut l’idée de venir au environ de minuit, faire une petite balade nocturne ? Personne, en dehors d’Elaryan, bien entendu. Et oui, la demoiselle avait beau être renfermée sur elle-même, de mauvaise humeur et toujours sur la défensive elle n’en restait pas moins elle-même et avait besoin de ses exercices quotidien pour évacuer la pression accumulée au fil du temps, même si pour cela, pour être tranquille, en paix et que personne ne la dérange, il fallait qu’elle quitte le palais à minuit. Et elle était à pied, comme vous pouvez vous en douter. En effet, un cheval ce n’est pas très discret et comme on avait peur qu’elle fugue, qu’elle ne revienne plus ou qu’elle fasse une bêtise, El’ était surveillée constamment. Ce qui n’était pas forcément plus mal, d’ailleurs, pour sa propre sécurité, cela allait de soit. Elle aurait été capable de faire énormément de choses stupides si sa bonne n’était pas toujours sur son dos … Comme de sauter habilement par la fenêtre du deuxième étage en pensant rejoindre les fleurs du jardin … Moui, Elaryan n’était pas beaucoup plus consciente du danger qu’il y a quelques années. Il faut dire qu’elle n’a pas énormément changé, finalement. Mais, ceci n’est que détails, n’était-ce pas ? Et vous ne mourrez pas d’envie de savoir par quels moyens la Princesse tentait de s’échapper, je me trompe ? C’est bien pour ça que je vais vous éviter les détails futiles …

Ainsi donc, Elaryan s’était retrouvée involontairement sur la Colline Divine. Elle n’avait pas fait attention à la direction qu’elle avait emprunté et ça lui était égal, finalement, puisqu’elle se contentait de marcher sans trop vouloir réfléchir. Si bien qu’elle se prit les pieds plusieurs fois de suite, dans plusieurs racines, cachées par la terre et surtout par la nuit. Vous pouvez vous doutez qu’El’ avait emprunté le passage par le bois, pour se faire encore plus discrète. Car, la ville avait beau semblé endormie, elle ne l’était pas forcément étant donné que les hommes fréquentaient encore les tavernes, que les chasseurs profitaient de la nuit, les guerriers du calme pour s’entraîner et que la population de Bapharla était tout aussi nocturne que diurne, au final. Ainsi, la femme marchait tranquillement, non sans être à deux doigts de s’écraser disgracieusement sur le sol - mais autant dire qu’elle s’en fichait. Oh, je vous vois venir : Le trajet est long, Elaryan ne tiendrait pas une heure de marche au rythme effréné auquel elle avançait et je vous arrête immédiatement. C’est mal connaître El’ que de penser une chose pareille. En effet, après les trajets, les voyages et les entraînements rigoureux qu’elle avait suivis, la femme était en meilleure condition physique que la plupart des hommes. Ceci, elle le tenait peut-être de sa famille qui, finalement était toute composée de gens puissants et en merveilleuse forme physique … Et oui, autant le préciser tout de suite, n’est-ce pas ? Alors, de ce côté-là, c’était comme encré dans ses gênes. (Nous ne préciserons pas qu’Elaryan à été adoptée, pour ne pas vexer cette dernière qui, depuis le temps, c’est faite à l’idée qu’elle avait les mêmes droits que sa sœur - Amatìrë - et son petit frère - Undumë.)

L’humaine avait décidé de faire une halte. Elle s’était approchée du temple et s’était agenouillée, afin de prier, comme son oncle le lui avait apprit, il y a fort longtemps. Elle priait les Arcanes, elle priait la vie et elle priait également pour Lui. Son deuil était terminé, mais elle était toujours aussi fragile, aussi vulnérable. Elle en faisait presque pitié, elle avait quasiment perdu son regard de guerrière. Elle en avait adopté un qui la rendait plus … Plus femme, dirons-nous. Docile, douce, innocente … Ce n’était pas tout à fait son cas, mais elle laissait croire aux autres, aux hommes qu’ils sauraient la manipuler. C’était faux, cela allait de soi. Personne ne pouvait manipuler Elaryan, sauf l’un de ses proches, et encore … Pour la faire chanter, il fallait ses points faibles et comme elle était fermée, elle ne les montrait pas. Peu bavarde, elle ne s’aventurait pas non plus à jaser sur ses défauts ses peurs, sa famille, ses amis, sa personnalité entièrement dévoilée, au final. Oh non, Elaryan n’était de loin pas ce genre de filles et d’ailleurs, elle ne les supportait pas. Trop superficielles à son goût, elle préférait tout simplement la simplicité, les combats et servir vaillamment son peuple. Enfanter et nettoyer le jardin, faire la cuisine et éduquer les garnements, très peu pour elle. Elle préférerait de loin son indépendance, elle voulait simplement garder sa liberté de mouvement, un point c’est tout.

La guerrière soupira, se releva et alla s’asseoir au bord de la colline, les pieds ballants dans le vide. Elle regardait d’un air doux et protecteur le peuple de son père. Envir était un Roi tellement aimé. Plus d’uns étaient morts pour lui et il le méritait. Il faisait tant pour son peuple qu’il aimait du fond du cœur. Bien entendu, c’était Envir et, fidèle à lui-même, il n’irait jamais leur démontrer son affection. Mais, ne nous laissons pas berner par les apparences, le Roi était vraiment un bon Roi. Craint, respecté, il avait vu et vécu des choses qu’on serait littéralement incapables d’imaginer. Et, puissant, il était toujours debout, malgré toutes les épreuves qu’il avait traversé.
Un petit bruit se fit entendre. Comme un bruissement d’ailes. Des ailes imposantes, de grande envergure, à n’en pas douter. Ce bruit, Elaryan l’avait entendu des millions de fois et elle ne s’en lassait jamais. Mais là, ce n’était autre que son imagination qui s’amusait à la torturer. Pour la simple et bonne raison qu’elle savait que ce bruit ne Lui appartenait pas. Qu’elle n’était plus sensée l’entendre. Et quand une voix résonna dans sa tête, elle cru tout simplement devenir dingue.


*Elaryan Valar Aratar, je te retrouve enfin …*

La femme se leva vivement, se retournant par la même occasion, dégainant son épée. Méfiante, elle la brandit, solidement campée sur ses deux jambes, fixant l’ombre du bois d’un regard meurtrier Qui était-ce ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Mais l’inconnu continuait de parler, sans qu’elle ne comprenne le sens de ses paroles et sans qu’il ne se montre pour autant.

*Cela fait maintenant huit ou neuf mois que je suis à ta recherche, peut-être un peu moins. J’ai scruté tout le pays, d’Oialë à Cilya en passant par toutes les provinces existantes sur terre. Et ce n’est qu’aujourd’hui, au milieu de la nuit que j’ai le privilège de te rencontrer. Je vois que tu as l’air en pleine forme … Je t’intrigue, n’est-ce pas ? Mouais, c’est normal je ne me suis même pas présenté.*

Il sortit de l’ombre. Ce n’était pas Kylazik, comme elle l’avait secrètement espéré, bien que sa voix n’en fut pas la même. Mais, cela dit, c’était bel et bien un gryphon. Un gryphon qui, en dehors de sa couleur noire, avait la même allure que Kyl’. Imposant, puissant, il en dissuaderait plus d’un d’approcher. Mais, Elaryan, elle, n’avait pas peur, vous vous en doutez. Elle s’approcha donc avec lenteur, écoutant les présentations du féal :

*On me nomme Soklian Ir’Tarkoi’no … Fils de Kylazik Ir’Tarkoi’no et de Kalaina Des’Muodor … Soklian suffira, à mon avis. Comme tu as pu le constater, je ne suis pas là par hasard. Ma mission, c’est de veiller sur toi, car tu es l’élue … Un jour viendra, je t‘expliquerai tout. Mais en attendant, nous allons devoir faire équipe.*

Elaryan eut comme une envie d’éclater de rire. Il se moquait d’elle, n’est-ce pas ? Il n’était pas sérieux, tout de même ? Tout cela semblait si absurde … Si impossible. Voyez, le choc qu'elle subissait, elle ne parvint même plus à lui répondre...

_________________
    ♦ Parce que la vie n'est peut-être pas si abominable...



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