Le Silence Des Arcanes

La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même. Mais parfois, elle est nécessaire.
 
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 Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]

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Inay
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MessageSujet: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Ven 23 Fév - 21:59

Le soleil brillait haut dans le ciel d’un bleu azur pâle qui n’était troublé par aucuns nuage et les hautes herbes des plaines cristallines ondulaient lentement sous la douce brise qui brassait l’air chaud de cet après midi d’été et rendait l’atmosphère respirable. On pouvait entendre le chant des crickets et des cigales, l’herbe verte attirait le marcheur pour une petite sieste.
C’était un après midi magnifique et paisible, dans un cadre merveilleux.

Un après midi rêvé pour une promenade à cheval, avait décréta la jeune marchombre qui attendait maintenant, assise sur les branches d’un arbre.

Elle avait proposé une promenade à cheval à Arthur et, actuellement, elle l’attendait pour ladite ballade.


* En espérant qu’il n’a pas l’intention de me faire languir sinon je pars sans lui. *

La jeune femme lui avait donné rendez-vous au pied de l’Arbre, le seul arbre qui poussait dans ces plaines. Il ne pouvait pas le manquer … sauf s’il ne voulait pas se promener avec elle, cette hypothèse n’étant pas à exclure.

Adossée au tronc, la demi-elfe ferma les yeux et repensa à certaines choses et a d’autres. Elle se sentait mal ces temps-ci. Mal dans sa peau, mal dans son âme.
Elle fit le point sur elle-même, attendant toujours le soldat oublié qu’elle appréciait comme un ami … mais cela elle ne lui dirait jamais. Elle est bien trop fière pour ca !

Elle avait 23 ans, aucun métier mis a part celui des armes, son mentor était mort, son ex-fiancé avait disparus, son ex-amant c’était transformé en lion noir géant.
Que pourrait-elle donner à son enfant ? Un nom qui pour elle ne signifiait déjà plus grand chose ?

Non, ne vous y trompez pas. La marchombre adorait sa sœur, elle aimait énormément son père, appréciait la compagnie de Nathaniel, Cardiana, Undumë, Beldarion, Galaad et d’autres mais elle venait à un âge ou elle voulait vivre sa propre vie et ne pas rester continuellement auprès de sa famille.

Am’ voulait offrir au petit être qui grandissait dans son ventre une autre existence que celle de l’enfant de La Bâtarde. Autre chose qu’une vie de guerre, d’insultes et d’armes. Une vraie vie ou elle aurait le choix.
Elle ne voulait pas que son enfant soit pris dans la tourmente des intrigues de cour, des assassinats et autres meurtres.
Un enfant qui vient au monde a le choix. Si le sien naissait à Deleïr, il n’aurait pas ce choix.

La jeune demi-elfe envisageait de fuir. Enfin, pas vraiment de fuir mais de disparaître, on n'entendrait plus jamais parler de La Bâtarde et elle pourrait élever sa fille. La demoiselle en était sur. Son enfant était une fille, une mignonne petite fille a qui elle voudrait offrir une enfance heureuse et paisible.

Un bruissement dans l’herbe la fit revenir dans le présent.
La jument palominos qui avait accepté de l’accompagner était en train de paître tranquillement. Slika c’était dit trop fatiguée pour l’accompagner, bien que la guerrière se doutait bien que c’était surtout pour paresser avec Kylazik et Shiva, aussi elle avait bien du se résoudre à prendre quelqu’un d’autre.
Elle ne regrettait pas d’avoir choisi Thernys, la belle coursière a la robe qui scintillait comme de l’or et aux crins d’ivoire était endurante et rapide mais, surtout, elle était particulièrement intelligente.

Sa monture leva la tête vers la branche basse ou se trouvait la cavalière qui caressa affectueusement le chanfrein de Thernys.


* J’ai entendu quelqu’un venir. *

La voix de la jument était très douce et avait un petit ton sucré et sympathique qui avait tout de suite attirée l’attention d’Amatìrë. Elle était l’une de rares de la race des coursiers de Dana à pouvoir parler par télépathie d’elle-même.
La marque de l’air sur l’épaule de l’équidé avait également attiré l’attention de la jeune femme.


* Je n’ai encore rien entendu. *

* Tu n’écoutais pas au bon moment. Je suis liée aux autres chevaux de ma race et quelqu’un est parti vers nous. Je n’ai pas dit que quelqu’un était très près. *


La marchombre hocha simplement la tête et plutôt que de replonger dans les sombres pensées qui la hantaient depuis quelques temps, elle essaya de s’entraîner à maîtriser le vent.
Bien qu’elle était de l’Arcane de l’Eau et qu’elle ne renierait jamais que Narak l’avait déjà ‘protégée’ par le passé, la demi-elfe était liée a l’Air par un lien plus profond et plus intime dont nous ne dirons rien, gardons le suspens.

Ses longs doigts agiles et souples modelaient le vent a sa convenance et entretenait la douce brise qui soufflait sur les plaines cristallines presque avec nonchalance.
Et en même temps, elle repensait au bel elfe. Elle avait réussi à le convaincre de rester mais grâce à une technique qui la dégoûtait d’elle-même. Elle avait fait la belle.
La demi-elfe se sentait l’effet d’une courtisane et se haïssait chaque fois qu’elle était obligée de jouer de son charme.
Et malheureusement cela avait marché. Elle aurait presque préféré qu’Arthur la repousse plutôt que de devoir recourir à ca.
La jeune femme se sentait de plus en plus mal dans cette vie qui ne lui était pas destiné. Elle n’avait pas la carrure pour vivre ainsi, elle était trop sauvage et trop fière pour pouvoir rester longtemps ici.

Troublée par les pensées étranges et très sombres qui lui venait de nouveau, elle cessa de nouveau ses exercices et planta son regard sur l’horizon, la ou la terre touchait le ciel, attendant l’arrivé de l’homme.
Elle avait l’air de ce qu’elle était. Un animal sauvage et libre, une panthère noire, que l’on avait enfermée dans une cage et qui se mourrait à petit feu.
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Sam 24 Fév - 12:19

*Tu pourrais aller plus vite ?!*

Le cheval hennit furieusement et accéléra la cadence sous les ordres mécontents de son cavalier. Sa longue crinière noire ébène volait sauvagement au gré du vent et les remarques désagréables de l'Elfe qui le montait, lui donnaient envie de l'envoyer valser dans l'herbe et de lui faire apprécier le goût exquis que produisait une bonne dose de terre entre les dents.

*Hey, vieil Elfe ! Si tu n’es pas content, tu aurais peut-être du choisir un autre moyen de transport ! Je vais aussi vite que je peux, figure-toi !*

Lorsque l'équidé envoya cette réponse à Arthur, le bel Elfe ne put s'empêcher d'éclater de rire et de donner une tape amicale sur l’épaule de son compagnon de route. Depuis leur départ de Deleïr en direction des plaines cristallines, ils n'avaient cessés de se disputer et de se lancer des pics pour n’importes quel raisons, créant ainsi une amitié particulière et amusante. Reïtos, le bel étalon noir s'accordait à merveille avec le guerrier oublié et lorsqu'ils avaient traversés la ville de lumière afin de s’engager sur la route conduisant aux plaines, bon nombre d'habitants les regardaient avec admiration et respect. Arthur étant un combattant remarquable, son impressionnante carrure militaire ressortait de plus bel lorsqu’il montait à dos d’équidé, démontrant ainsi ses talents de cavalier. Heureusement, il n’était pas armé ce jour là, les gens auraient sans doute cru qu’il partait afin d’accomplir une croisade importante.
Cela ne faisait que quelques jours qu'Arkandias séjournait à Deleïr et déjà pas mal de monde s'affairait autour de lui, ce qui énervait particulièrement l’Elfe qui désirait passer inaperçu. En effet, à peine était-il arrivé dans les appartements que lui avait attribué Amatìrë après avoir insisté pour qu’il reste parmi eux, que déjà une petite troupe de demoiselle s’affairait dans les couloirs qu’il traversait, les salles qu’il fréquentait. Il ne pouvait faire un pas dehors sans se faire prendre en filature par ces jeunes femmes fascinés par sa beauté particulière et tellement différente de celle des environs… Au départ, Arthur se rassurait en se disant que cette horde de fan se lasserait de le suivre, d’autant plus qu’il faisait exprès de les éviter et ne discutait avec personne. Hélas pour lui, les demoiselles ne le lâchaient pas et s’en devenait véritablement agaçant d’entendre à tout va : "Il est étrange... et tellement séduisant !" suivit par une montée de gloussements et de chuchotements que seul les filles savent faire avec autant d’acharnement. Comme si ça ne suffisait pas, les gamins du quartier s’ajoutaient
à ce petit monde, au départ de membres féminins. A présent, il pouvait distinguer ces petits au regard impressionné et qui ne désirait qu’une chose : adresser la parole au guerrier pour lui demander des conseils sur le maniement des armes. Bientôt, il attirerait sans doute à ses bottes
les pères de familles, les forgerons du coin et les troubadours du palais. Bonjour la discrétion…
A cause de toute cette petite bande, il n'avait pas vraiment eut le temps de se retrouver en compagnie d'Amatìrë. Si il était ici, en ces terres quasi-paisible c’était avant tout pour elle. Visiter la capitale et ses environs étaient aussi dans ses intentions, mais rester aux côtés de la magnifique princesse était sa priorité principale.
Plus le temps passait, et le temps passait terriblement lentement sans la marchombre, et plus il comprenait à quel point il l'appréciait. De toute sa vie, aucune femme ne l'avait autant passionné, fasciné. Chaque mot qu'elle prononçait, chaque geste qu'elle effectuait le rendait avide d'en apprendre plus à son propos. De plus, le simple fait de la voire sourire, ou au contraire avoir des sautes d'humeur, suffisait à le rendre heureux. N’ayant jamais eut d’instants comme ceux là dans sa misérable vie basée sur les cadavres et la haine, être avec elle était au-delà d’un simple plaisir. C’était vital.
Imaginez donc le bonheur qui l'avait envahi lorsque la douce princesse lui avait proposé une ballade à cheval, qui plus est dans les plaines qu'il n'avait pas encore eut le temps d'explorer. Sa journée risquait d'être intéressante en bon nombre de point...
En revanche, ne supposez pas que le bel Elfe s'attendait à un "rencar". Cette balade n'avait été suggérée en toute amitié, voir seulement en « connaissance » et sans aucun sous entendu.
Arthur devait bien se résoudre à ne pas franchir ces limites concernant leur relation, d'autant plus que ses sentiment vis à vis d'Amatìrë se trouvait être, jusqu'à nouvel ordre, à sens unique. Le coeur de la princesse ne battait pas de manière insoutenable dans sa poitrine au point de lui donner l’impression qu’on lui arrachait le cœur. Elle n'était pas non plus passionnée par leurs moments passés ensemble où ils n’avaient rien dit ni fait de spécial, si ce n’est s’observer. Ce qui, Arthur le redoutait, était le cas pour lui. Il commençait à être réellement atteint de ces symptômes…
Revenons à cette fameuse journée où le guerrier aurait la chance de revoir la belle qui l'intéressait et dont le simple sourire suffisait à lui redonner un peu de vie.


*Hey, le guerrier ! Ton point de rendez-vous avec notre chère princesse, c'est bien l'arbre des plaines ? Parce que, on est arrivé...*

Reïtos venait de sortir Arkandias de ses rêveries passagères et son pas ralentissait progressivement. Arthur contempla l'unique arbre se trouvant dans ces magnifiques plaines et le sourire lui vint instantanément aux lèvres.
L'équidé dût sentir son enjouement quand à voir la demoiselle, car il émit un léger rire taquin qui en disait long de sous entendu, si on pouvait l'interpréter comme ça. Arthur ne répondit pas à cette petite provocation et se contenta de chercher du regard la jeune femme au visage angélique.
A présent, les deux compères se trouvaient près de l'arbre et l'équidé stoppa sa course pour laisser descendre le valeureux guerrier. Comme pour se venger de l'humeur pressante et légèrement exécrable que lui avait infliger son cavalier, il souleva brusquement les fesses et Arthur qui venait de lâcher les reines afin de poser pied à terre se retrouva propulsé dans les airs.
La version comique de cette petite mésaventure serait sans doute de voir un Arkandias en train de crier et continuant de voler dans les airs, car son arcane favorite lui fait offrande de ne pas se casser le figure, avant de s'apercevoir qu'en fin de compte, le ridicule ne tu pas.
Hélas, ou plutôt heureusement, ce n'est pas ce qui se produisit. L'Elfe volant grâce à la fée clochette au sale traître, se rattrapa de justesse pour ne pas s'écraser misérablement dans l'herbe. Ses mains touchèrent le sol et une pirouette gracieuse suffit à le remettre debout, plus près qu'il ne l'aurait voulu de la princesse perchée sur sa branche. Il s'en était sorti avec un certain brio, qui plus est ... une grande classe et une arrivée théâtrale. Se retrouvant à quelques mètres de la ravissante jeune femme, il ne prit même pas la peine de lancer un regard accusateur envers Reïtos qui prenait des airs de serviteur blanc comme neige.


-Princesse... murmura-t-il, le souffle presque couper à la vue d'Amatìrë. Sérieusement, elle n'avait rien à voir avec toutes les autres courtisanes qui lui collaient aux basques. Ses yeux suffisaient à envoûter le cœur du guerrier et ses trais fins et précis étaient divinement merveilleux.
Après avoir fait attendre une jeune femme, les excuses étaient prioritaires avant ce genre de pensées, aussi Arthur adepte des anciennes coutumes, s’exécuta aussitôt. Le bel Elfe se courba pour adresser à la belle, une révérence prestigieuse.


-Le soleil brille, le temps est idéal, les oiseaux chantent et vous étincelez parmi ce décor paradisiaque. Il s'en voulut aussitôt d'avoir prononcer cela, trouvant que c'était une offense pour la jeune femme qui méritait bien meilleur compliment. Je n'ai aucune excuse assez importantes pour avoir fait patienter une ravissante demoiselle, ne serait-ce que quelques minutes. Je prie pour que celle-ci me pardonne de cet affront…

Comme pour souligner sa réplique, il offrit à la belle guerrière un sourire navré et véritablement attendrissant…
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Inay
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Dim 25 Fév - 11:27

* Pauvre de nous, il a prit Reïtos. *

La jeune femme émergea de nouveau de ses pensées sinistrement déprimantes et malheureusement tout à fait exactes sur sa situation. Par contre, elle n'avait pas compris ce que la jument venait de lui dire.

* mmm ? *

Thernys soupira discrètement et leva la tête vers sa cavalière qui paressait toujours sur sa branche.

* Ton copain la, il a prit Reïtos. Je crois qu'il est masochiste. *

Le cerveau de la princesse se remit en marche et elle comprit ( enfin ) ce que racontait la jument.
Une vision de l'étalon noir au mauvais caractère la fit compatir pour le pauvre Arthur. La coursière continua néamoins à parler.


* Je me demande s'il est courageux ou pas au courant... *

C'est à cet instant qu'Arkandias et sa monture arrivèrent auprès des deux demoiselles. La demi-elfe repoussa une mèche de ses longs cheveux châtains pour observer ce qui allait se passer.
Cruelle ? Non, juste curieuse. xD

Thernys aussi les observait, a l'ombre de l'arbre, elle avait cessé de brouter et elle observait la scène de ses grands yeux d'ambre liquide. Couleur plus que rare chez les chevaux.

L'elfe leur offrit à ce moment là un merveilleux spectacle de vol plané. Très joli, original aussi.


* Je dirais qu'il n'était pas au courant. *
* Oui, moi aussi. *

La marchombre et sa monture suivirent la scène des yeux avec un calme parfait mais tout leur intérêt posé sur le guerrier volant.
Enfin, a part Thernys qui était maintenant en train d'adresser un regard sévère a Reïtos.


" Joli rétablissement. " Dit la princesse d'un ton pensif.

Venant d'elle, c'était un gros compliment. Elle ne complimentait que rarement, très rarement, et Arthur ferait aussi bien d'en profiter.

La jeune femme qui jusqu'ici avait semblé particulièrement triste et déprimé, semblait retrouver des couleurs. Ses grands yeux gris flamboyaient sauvagement et elle paraissait presque amusé par les 'gamineries' des deux représentants du sexe masculin.
Arthur et Reïtos donc.

La demi-elfe se laissa souplement tomber au sol et atterrit sur ses pieds avec grâce et en silence.
Elle ne faisait jamais de bruits. Lorsqu'elle se déplaçait, nul ne pouvait l'entendre, pas même un loup ou autre. Jusqu'au bruit de sa respiration qui était presque imperceptible, elle était plus que silencieuse.


" Arthur ... " dit elle en réponse "J'ai cru comprendre que vous aviez remporté un certain ... succès a Deleïr. "

A voir son expression, elle était a la fois amusé par la situation, et absolument désolée de lui faire subir ca. Elle connaissait-elle aussi et savait à quel point c'était lassant.
Au moins Arthur avait des commentaires positifs lui, il n'entendait pas des murmures surexcités qui dépeignait "La Bâtarde" comme une sale opportuniste qui voulait le trône ou autre.
Du point de vue de la jeune femme, c'était particulièrement injuste. Elle n'avait jamais cherché à reprendre le trône, juste à rencontrer ce père qu'elle n'avait jamais connu et à défendre ce royaume qui était un peu le sien.
Pendant toutes ces années ou Envir n'étaient pas là, le trône, elle aurait pu s'en emparer facilement. Elle aurait trouver des partisans sans problèmes, Deleïr l'aurait préféré, a moitié humaine et fille du roi, a Cardiana qui était une elfe noire. Mais non, pendant toutes ces années elle avait risqué sa vie chaque jour pour protéger cette cité et ce pays, sans rien demander en retour.
Mais, maintenant que l'héritier des Valar Aratar était son frère, maintenant que la guerre était finie, la demi-elfe n'avait plus rien à faire par ici.
Elle envisageait sérieusement de se faire passer pour morte et de disparaître, pour mener sa propre vie. Sa vie à elle, pas celle du royaume.

Enfin, le soleil brillait, le ciel était clair, les oiseaux chantaient et ils allaient monter à cheval, c'était suffisant pour faire au moins semblant d'être de bonne humeur.

Mais les paroles d'Arkandias la déconcertèrent.
On ne lui faisait pratiquement jamais des compliments et encore moins sous cette forme la. Arthur la troublait tout le temps avec cette façon de s'exprimer étrange et auquel elle ne savait que répondre.
Elle aurait bien aimé qu'il se conduise normalement, juste quelques minutes par jour mais qu'il cesse de la considérer comme un être fragile et capricieux qui pouvait se vexer pour si peu par pitié !


" Hum... J'étais un peu en avance. " Indiqua t’elle.

Le petit sourire de l'elfe fit mouche dans le cœur sans attache de la Belle qui eut un petit sourire, plus discret, a son tour.


" Mais je ne comprends pas pourquoi vous êtes descendus de cheval. " La pointe d'amusement était clairement visible dans sa voix bien qu'elle ne se moquait pas du guerrier, bien au contraire.

Thernys vint se rappeler à la pensée de sa jeune cavalière en posant sa (lourde) tête sur l'épaule de la marchombre qui lui caressa distraitement les naseaux.


* Pas mal ... * fit la jument d'un ton approbateurs en fixant Arthur.
* Va regarder Reïtos ou laisse moi tranquille toi. *
* Regarder !? Mais je ne vais sûrement pas lui montrer qu'il m'intéresse, il va me prendre pour quoi après !? *
* ...... Pour une jument je dirais. *


Les oreilles du coursier firent un certain nombre d'aller et venue qui pouvait se traduire par 'lever les yeux au ciel' pour des humanoïdes.

* Tu n'es pas possible. *

Une étincelle amusée pétilla dans les yeux de la combattante.

* On me le dit souvent. Je crois qu'on peut y aller non ? *

Thernys s’ébroua en ricanant et sa voix se fit entendre dans la tête de tout le monde cette fois.

* Mais je te signale qu’on attend plus que vous les deux bipèdes ! *
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Mar 27 Fév - 14:10

Arthur affichait toujours son sourire désolé et attendrissant, priant pour que la ravissante princesse le pardonne de son retard. Reïtos devrait, quand a lui, s'expliquer avec la belle jument. Arkandias avait déjà assez de problème comme ça pour prendre la défense du fourbe qui lui servait de coursier.
Lorsque la jeune femme lui annonça qu’elle était venue en avance et que, par ce fait, ils étaient pardonnés, Arthur se détendit quelque peu et son sourire s'élargit. C'était bien la première demoiselle, qui plus est une princesse, qui avait la bonté de lui pardonner ses quelques secondes de retard, qui n’existaient pas réellement, en fin de compte. Il faut dire aussi qu'Arthur n'avait jamais réellement eut d'ami de toute sa misérable vie et ce genre d’événement ne s’était produit que très rarement, peut-être jamais. La guerre avait été sa seule alliée, et ce, depuis le début. A présent que la jeune femme était entrée dans sa vie, telle une fleur en plein hiver, il apprenait un peu plus de jour en jour à apprécier des contacts différents de ceux entre soldats, les seuls qu'ils se souviennent jusqu'à maintenant.
Lui aussi commençait à se perdre dans ses pensées, comme l’avait fait la princesse, quelques minutes avant leur arrivée, et son coeur commençait à s'attrister lorsqu’il s’attarda sur ce passé sombre, aux activités néfastes et brutales auxquels il avait prêté son temps. Parmi cette répugnance quand à sa vie d'an temps, une petite lumière, nouvelle et inconnue, germait tranquillement, réchauffant son coeur de pierre. Si c’était bien la princesse qui lui offrait cette sensation de bonheur, de nouvelle vie, être en présence de la belle devenait vraiment vital pour son moral...
Arthur fut tiré de ses songes lorsqu’il repensa à la remarque venait de lui faire l’ex-marchombre à propos de la popularité qu’il avait acquit ces derniers jours, à Deleïr. Le guerrier releva les yeux vers son interlocutrice et une petite grimace apparut sur son visage parfait, exprimant sa certaine lassitude sur ce sujet, toutefois amusé par la tournure plutôt bénéfique, que prenait sa visite en terre de lumière. Modestement, il répondit à son interlocutrice :


-Les vassaux de vos contrés sont beaucoup plus accueillants que ceux des terres oubliées, il faut l’admettre…

Comme le laissait sous-entendre sa phrase, il n'avait pas spécialement envie d'évoquer la pression que lui offrait ses « fans », ce qui le gênait quelque peu. Il n'était pas habitué à avoir une influence sur qui que ce soit, et encore moins plaire à ce point là aux habitants. Bien entendu, la gente féminine avait toujours fait des siennes avec lui, et cela bien avant qu'il s'engage dans l'armée. C'était avec animosité et désolation qu'il avait dut s'en débarrasser, les ignorants de la même sorte qu’il le faisait avec les jeunes femmes de la ville de lumière. En revanche, les gamins ne l'avaient jamais regardé de la sorte, un mélange de fascination, d’envie mêlée de crainte. Contrairement au harcèlement des jeunes femmes, plaire aux enfants et les faire rêver, il en était assez fier, bien qu'il ne se l'admettrait jamais. C’était dur à dire, mais même si ses agissements (tel que ces nombreuses guerres auxquelles il avait participé) n’étaient pas admirables et au contraire, à repousser, avoir une génération de jeunes passionnés et avides d’en apprendre plus sur l’art du combat, c’était le faire devenir plus grand qu’il ne l’était. Par ce fait, les petits lui remontaient légèrement son estime de lui-même. En résumé, malgré ce coeur renfermé, impénétrable et sans véritable passion, des sentiments y étaient bel et bien enfouis et commençaient, pour la plupart, à s'en échapper à petite foulée, refaisant surface après tant d’années. C'était exactement ce qu'il se passait lorsque le bel Elfe se trouvait en compagnie de la marchombre: des petits crépitements et titillement de l'organe vitale qui ne cessait de battre plus vite qu’à son habitude.
Pour en revenir au moment où nos deux jeunes guerriers s'observaient, sourire aux lèvres, Amatìrë lui lança une remarque, qui à vrai dire, était plus une petite provocation qu'autre chose. Elle ne comprenait pas pourquoi il était descendu de cheval ? Le vol plané dont le fabuleux acrobate avait été Arthur, n'avait-il pas été assez surprenant pour que, malgré le compliment qu’elle lui avait fait, elle ne s’en souvienne pas ?
Un petit rire ironique perça de la gorge du combattant qui passa une de ses mains froides dans ses longs cheveux noir corbeau.
Pendant qu'Arthur tournait la tête vers son compagnon de voyage pour le foudroyer du regard et lui faire comprendre qu’il le payerait un de ces jours, il sentit un regard insistant se poser sur lui. Retournant son attention vers les deux représentantes de la gente féminine, il s'aperçut bien vite que l'équidé le fixait et Arkandias fut aussitôt prit d'un léger malaise. Malaise qui se traduisit par un regard interrogateur adressé à la jument.
Les deux demoiselles étaient sans doute en train de discuter mentalement, et une fois n'est pas coutume, Arthur était épargné de ces cachotteries auxquelles il aurait bien aimé en savoir le sujet de conversation.
Son souhait fut bien vite exaucé puisque la voix sucrée et rassurante de Thernys se fit entendre dans l'esprit de chacun. Le sourire du bel Elfe n’en fut que plus scintillant, et il eut à nouveau un petit rire.
Furibond, il courut en direction de Reïtos et l'enfourcha alors que celui-ci s'approchait déjà en sa direction. Un saut prodigieux avait suffit pour qu'Arthur se retrouve sur le dos de son cheval. Instantanément, il s'empara des reines et s'approcha rapidement d'Amatìrë. L'équidé se mit à tourner bruyamment autour de la cavalière et de sa monture, ses petits pas indiquant un changement de situation.


- Nous attendre, vous dîtes ? Voyons voir si vous arriverez à nous rattraper, maintenant !

La voix d'Arthur était délicieuse à entendre et son ton de défit donnait envie de ne vivre que pour gagner cette épreuve.
Aussitôt qu'il prononça ces quelques mots, Reïtos fou de joie quand à l’idée cette partie de chat qui se mettait en marche, parti au triple gallot à travers les plaines cristallines.
Le guerrier adressa un sourire ravissant à la magnifique princesse qui faisait chavirer son cœur, et son rire se fit moins inaudible au fil que la rapidité dont faisait preuve sa monture, s’accélérait sauvagement.
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Mar 27 Fév - 21:03

La jeune femme acquiesça doucement quand il parla des vassaux d'ici. Sûrement pas les siens en tous cas ! Juste des courtisans et quelques nobliaux sans terre, rien d'intéressant dans ces gens hautains se croyant au-dessus des autres.

" Je voit ... " Répondit-elle d'une voix de velours, aussi douce que la soie.

La marchombre se sentait encore plus mal a l'aise, si c'était possible, qu'Arthur au milieu des nobles de son père. Baron, Duc, Comte et autres Seigneurs, de quoi embrouiller la jeune magicienne qu'elle était et qui n'avait aucunes connaissances de la cour !
Du moins, c'est ce qu'elle faisait croire. Elle accumulait les gaffes, oubliait des noms et en inversait d'autres. Si la nouvelle que son père l'aimait aussi tendrement que l'on puisse aimer sa fille, la plupart d'entre eux aurait éviter la bâtarde et l'aurait traitée avec mépris celle qui était née du mauvais coté du drap comme on dit.
De par sa naissance illégitime, elle n'aurait pas eu le droit d'apprendre les armes, de manier la magie et même de recevoir une éducation.
Mais si Envir l'avait acceptée par ce qu'il l'aimait, ses ducs, qui participent autant que lui a la bonne marche du royaume et doivent appuyer chacune des décisions du souverain, n'éprouvaient aucunes amour pour l'adolescente qui était arrivée du jour au lendemain et avait eu le culot de dire qu'elle était l'enfant du Roi. Roi qui venait de mourir.
L'ennui c'est que c'était la vérité, et que plusieurs personnes influentes, dont Beldarion Vo Mandor et Galaad, pouvait appuyer la déclaration de la jeune fille. Adieu le trône donc.
Mais s'ils avaient accepté de la garder ce n'était que pour une raison. La sécurité et leurs intérêts ( ainsi que la sécurité de leurs intérêts ). C'est vrai, quel intérêt avait-il de garder à la cour une fille bâtarde ?
L'arme que l'ont jette dans un buisson un jour peut se retrouver sur votre gorge le lendemain.
Ils avaient eu le choix. S'en servir, ou la détruire. Ils avaient choisi de s'en servir, la détruire aurait été trop difficile. Depuis, la marchombre avait de nombreuses fois fait preuve de ses talents, n'ayant pas tellement le choix en fait.
Diplomate auprès des autres royaumes, guerrière, espionne et même assassin parfois, tant que cela servait le trône et qu'elle en était capable. C'était aussi l'avantage des bâtards royaux après tous. On peut les envoyer en mission d'otage la ou l'on ne risquerait pas la vie d'un prince de sang.
Et puis, Amatìrë était une tacticienne de talent, ca aurait été dommage de la lâcher alors qu'elle pouvait servir.
Et pourtant, tous ce à quoi la jeune femme aspirait c'était une vie à elle, avec un compagnon, un enfant et beaucoup de livres. Une vie a peu près tranquille...
Mais son devoir la rattachait à la lignée des Valar Aratar plus sûrement qu'une laisse et elle commençait à haïr ce lien qui la privait de tout.
Enfin bref, nous n'étions pas a la cour, et pour une fois la jeune bâtarde était libre, ou presque.

Lorsque Arkandias entendit sa question sur sa descente de cheval, la demi-elfe lui renvoya un regard ou il se lisait clairement qu'elle plaisantait. Bien sur qu'elle se souvenait de cette 'cascade' ! Il la prenait pour qui ?
Une espionne de talent se souvient de tout, mots pour mots et chaque geste dans tous ses détails !

Le défi de l'elfe la déconcerta un instant, elle ne s'y attendait pas vraiment il faut l'avouer.
Trop tard il était déjà parti.

La jeune femme échangea un regard complice a sa monture qui lui rendit avec espièglerie.


* Pour rester sport on devrait leur laisser un peu d'avance nan ? *
* Je crois qu'ils ont pris assez d'avance la. *
* Alors allons-y ! *


La demoiselle mit le pied a l'étrier, passa une jambe au-dessus du dos de la jument, tout en restant fermement accroché à la crinière et en tenant les rênes dans une main et Thernys partit au triple galop.
Ayant l'habitude des décollages foudroyants de sa sœur d'âme, Slika la sombre féal, Am' ne fut pas déstabilisé par la course de sa jument a la robe d'or et s'installa correctement dans sa selle comme si sa monture était à l'arrêt.

Avec un petit rire mental partagé, elles accélérèrent. Les sabots de la jument martelaient la plaine et le vent jouaient avec ses crins d'ivoire tandis que le soleil se réfléchissait sur sa robe dorée.
Le même vent jouait dans les cheveux sombres de la cavalière qui fixait le petit point plus si petit qu'était Reïtos et Arthur. Le défi l'amusait et elles se sentaient tous à fait a l'aise pour prouver à ces deux messieurs que bien que du sexe féminin, elles étaient amplement capables de les battre.
Et puis, l'étalon noir était un destrier, un cheval de combat alors Thernys était de la race des coursiers, taillée pour la vitesse et l'endurance, ce genre de chevaux n'était pas pour les grandes batailles mais plutôt pour les messagers.
Deuxième avantage : Sans vouloir dire que l'elfe était lourd, Amatìrë était sensiblement plus légère que lui.

La jument et celle qui la chevauchait arrivèrent à la hauteur d'Arthur et Reïtos.
Le coursier paraissait faire une simple promenade, c'est à peine si elle transpirait. Néamoins prudente, la demi-elfe la contacta mentalement.


* Ca va ? Tu tiens le coup ? *
* Tu parle, je suis encore au petit galop ! *


On se doutait bien qu'elle exagérait mais les longues foulées souples et en cadence de Thernys n'allait pas encore particulièrement vite et elle serait capable d'accélérer.

* Dans ce cas obéis bien aux rênes, j'ai une petite idée *

La jument acquiesça, amusée, et elle laissa faire sa marchombre.

Le mouvement qui suit risque de troubler particulièrement l'elfe ici présent alias Arthur, aussi sera-il décrit de façon très pure pour qu'il puisse comprendre malgré la bouillie de cerveau qu'il lui restera après ( aïe pas taper )

La jeune femme était exactement a la même hauteur qu'Arkandias. Elle se pencha sur le coté, en se dressant sur les étriers en même temps vu qu'elle est plus petite que lui, lui attrapa le bras et ....
...
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L'embrassa.
Sur la joue évidement, mais c'est assez pour rendre notre elfe préféré aussi malin qu'un Arendais ( ca, c'est pas un compliment xD ).
Aussitôt qu'elle le lâcha, la jument, obéissant à la princesse, volta et s'éloigna de quelques mètres au triple galop avant de s'arrêter la queue en panache en haut d'une petite colline.
Droite et fière sur le dos de sa monture, un petit sourire sur les lèvres, cheveux volant gracieusement au vent, la demi-elfe était belle a en mourir.
Et elle regardait Arthur droit dans les yeux, signe qu'elle lui relançait le défi. Elle hocha légèrement la tête pour saluer son adversaire, sans se départir de son petit sourire, et Thernys reprit sa course mais moins vite.
Peut être pour laisser une chance a Arthur et Reïtos de les rattraper qui sait ?
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Dim 4 Mar - 15:29

Reïtos était parti en flèche et sa course se fit ressentir comme un peu moins rapide, après ce départ spectaculaire. Arthur continuait de sourire, bien que le vent lui fouettait le visage et le grondait sur sa conduite dite "gamine". Il n'avait pas le droit de s'amuser de temps en temps, ou quoi ? Tant pis, il n'écouterait pas les dires de son arcane vénérée, qui était un peu de mauvaise humeur aujourd'hui, il faut le préciser.
Les journées en compagnie de la belle princesse étaient rares et précieuses et personne ne lui ferait manquer un seul de ces instants merveilleux lui était offert à petite dose.
L'équidé continuait sa folle course à travers les plaines, ne se souciant même pas de savoir si la jument et sa cavalière les poursuivaient. Il était à fond dans son délire et faisait mumuse tout seul pour essayer de battre son record de vitesse personnel. Arkandias, bien plus sage et plus malin que son compagnon, avait décidé de vérifier si la petite provocation qu’il avait eut à l’égard de la princesse avait été acceptée, ou au contraire méprisée. Tenant toujours les reines avec fermeté, le bel Elfe se retourna quelque peu afin de regarder derrière lui. Il fut bien vite soulagé d’apercevoir cette silhouette chevaleresque montée par la demoiselle aux formes divines. En revanche, la vitesse à laquelle elles avançaient l'inquiétait légèrement. D'ici une minute ou deux, elles les rattraperaient et la partie de chat serait déjà terminée. Pas question de se laisser avoir aussi facilement !

*Elles nous rattrapent férocement, Reïtos. Accélère le mouvement, veux-tu ?*
Le ton qu'avait employé Arthur était légèrement sarcastique et pourtant aucune trace de méchanceté quelle qu’elle soit n'y était présente. Après ce rapide coup d’oeil, il se réinstalla convenablement tandis que les grandes foulées régulières de son cheval augmentaient en vitesse.
Peine perdue, la marchombre et sa jument ne cessaient d’écourter l’espace qui les séparait.

*Quelle vitesse !* s'extasia le jeune Reïtos lorsque Ternys avait atteint leur hauteur. *Elle est splendide !* continua-t-il, toujours aussi enjoué.
Arthur fronça les sourcils à la remarque de l’équidé. Pendant un petit moment, il croyait que son compagnon était en train de complimenter la belle princesse, et déjà un sentiment tout nouveau l'envahissait: la jalousie.
Le guerrier allait lui répliquer avec colère, qu’Amatìrë n'était pas simplement « splendide » mais que sa beauté était infinie et qu’il était intolérable de la qualifier à un niveau si bas que ce vulgaire compliment. Heureusement, la voix de Reïtos l’empêcha de commettre une gaffe aussi stupide, et le rassura immédiatement au sujet de la jeune femme.

*Je me demande si ses sabots sont forgés avec de l'or...Et quelle crinière ! Magnifique !*
Hein ? Sabots ? Crinière ?
Arthur se serrait tapé avec un marteau en bronze métallique si il en avait eu l’occasion. Quel crétin il faisait ! Comment avait-il pu croire un seul instant que le cheval avait été intéressé par la demi-elfe ? Voyons, c’était évident qu’il était question de la jument !
Le bel Elfe retint un petit rire amer. Franchement, il n’en manquait pas une celui-là…

*Tiens, j'ai l'impression qu'elles se rapprochent...* lui confia le cheval de guerre.
Arkandias observa plus précisément les deux représentantes de la gente féminine : A peine quelques centimètres les séparaient, maintenant. Il avala difficilement sa salive quand à la vue d’une si petite distance. En moins de temps qu’il ne le faut habituellement, la jeune marchombre se releva un peu de sa selle et se pencha du côté où se trouvait un Arthur déconcerté par la tournure que prenaient les événements. Elle était tellement près... vraiment trèèèèès près !
En quelques secondes, ses lèvres délicates effleurèrent la joue glacée du combattant au cœur tendre. Ne prenant plus garde à ce qui se passait, le bel Elfe resserra les reines qu'il tenait toujours entre ses mains, ce qui eut pour effet de stopper la course de Reïtos.
La jeune femme et sa monture montaient déjà une nouvelle petite colline, non loin de là, et Arthur restait en bas, complètement déboussolé. Avait-il rêvé ? Non, parce que là, il doutait un peu de la réalité qui s’était réalisée. Lorsque la princesse lui avait proposé cette balade à cheval, il s'était attendu à tout, mais vraiment tout. Un second combat avec des tigres des plaines, l’apparition d'une horde de Kershans sanguinaire, ou encore à la limite : la fin du monde. Mais ce baiser... C'était la seule chose qu’il n’avait pas envisagée comme «possible ».
Il n’était pas vraiment sur de ne pas avoir été victime d’une hallucination, aussi pour se prouver que ce n’était pas une simple illusion, le bel Elfe posa une main à l'endroit de sa joue où la magnifique princesse lui avait offert ce précieux et petit baiser. Cette partie était en effet plus chaude que le reste de sa peau et prouvait bien que ses lèvres délicieuses étaient passées par là. Dieu merci, il ne rougit pas comme cela aurait été le cas pour n’importe quel humain.
Arthur cherchait vivement des yeux la belle princesse qui avait disparu pendant son étourdissement. Il la découvrit en haut d'une petite colline à peine quelques mètres de là. Le soleil étincelait faiblement derrière elle et sa silhouette gracieuse se dessinait à merveille sur cette légère source de lumière. Droite, fière et resplendissante de beauté, elle était divinement merveilleuse. Le bel Elfe l'observait silencieusement, limite la bouche ouverte et le filet de bave pendant sur le côté, tellement il était ébloui. Un peu plus et il faisait une crise cardiaque, le guerrier... ( -_-')
La jeune fille lui relançait son défit, en quelque sorte. Sauf que là, ça devenait carrément exaltant ! Si leur partie de chat consistait à faire bisous bisous, Arthur aurait du mal à s'imposer une limite et de suivre le règlement de départ. Le bel oublié se pinça la lèvre inférieure comme pour oublier et supporter son cœur qui battait précipitamment lorsque la vérité s’imposa à lui. La princesse ne lui appartiendrait jamais. Par ce petit baiser, amicale et sans arrières pensées, elle venait de le narguer sur cette vie à ses côtés, qu’il ne pouvait obtenir… Ca partait d'une bonne ou plutôt d’une amusante intention, mais cela se transformait en une sorte de « tentation » refusée. Il n’était pas digne de la fréquenter, alors à quoi bon se donner de faux espoirs ?
Arkandias était véritablement troublé par ce qui venait de se passer et son esprit était particulièrement embrouillé, confus et incapable de pensé correctement sans que son cœur fou de joie et à la foi attristé ne se mêle à l’affaire. Ce fut sa chère monture qui le réveillât de ses songes.

*Hey le guerrier, ta princesse elle est partie et je crois qu’elle attend que tu la rejoigne. Si tu pouvais lâcher ton emprise on pourrait les rattraper…*
Arthur regarda la colline où une seconde plutôt s’était trouvé la belle jeune femme et s’aperçut que, en effet, elle avait disparu. Il acquiesça d’un hochement de tête et son sourire refit son apparition tandis que les reines se desserraient de son emprise. Reïtos avait été atteint étrangement d’un « fou rire » qui, bien entendu était arrivé à cause du comportement de son cavalier. Qu’il se moque tiens ! C’était Arthur qui était aux anges, pas lui.
Rapidement, les deux compères reprirent de la vitesse et le combattant put percevoir l’énergie que mettait son cheval dans cette nouvelle poursuite. Il avait été terriblement impressionné par la vitesse à laquelle la jument les avait coursé et il souhaitait en faire de même. Pendant quelques minutes qui passèrent étrangement vite, il galopa aussi vite que ses muscles le lui permettaient et rattrapaient cette certaine distance qui les séparaient des deux demoiselles. A présent, ils avaient parcourus une bonne partie des plaines cristallines, et elles ne paraissaient plus aussi grandes qu’au début de leur partie de chat.
Arthur eut un petit rire satisfait quand sa monture se posta près de la jument.

*Tu es prêt ? Montre-lui qui est le patron !*
La remarque de Reïtos était légèrement déplacée, toutefois elle eut le don de redonner la pêche à son cavalier qui comptait bien reprendre sa revanche, maintenant. Quelques centimètres les séparaient d’Amatìrë et Ternys, comme ce fut le cas quelques minutes plus tôt. Arthur répéta les mêmes gestes qu’avaient effectué la princesse précédemment, autrement dit : se relever de la selle et se pencher sur le côté pour pouvoir atteindre le second cavalier. Etrangement, le baiser qui était prévu de donner à la jeune femme ne se passa pas exactement comme ils l’auraient tous espéré. Il n’eut même pas lieu, pour ainsi dire. Grâce à qui ? Voyons voir, qui est le plus stupide des quatre compagnons ? Une idée ? Vous avez trouvé !
Messire Reïtos, l’indomptable équidé aux intentions louches et particulièrement juvéniles eut la bonne idée de relever le popotin au moment où Arkandias prenait son courage à deux mains afin d’effleurer la joue de la marchombre de ses lèvres glacées. Les cavaliers se retrouva expulsé de sa monture, et par la même occasion, emporta la jeune femme avec lui dans sa figure aérienne. La prochaine fois, autant s’inscrire à une troupe de clowns et d’acrobates, ça ira sans doute plus vite…
Les deux montures se retrouvèrent justement, au nombre de deux. Amatìrë se retrouvait rapidement enlacée par les bras musclés d’Arthur qui tentait de contrôler la chute prochaine. Les deux Elfes tombèrent dans l’herbe encore fraîche et humide, et roulèrent, leurs corps collé l’un contre l’autre, car comme le hasard fait bien les choses, ils étaient parti du sommet d’une colline. Plutôt haute, en plus de ça…Lors de leur longue « roulade » -vous avez un autre mot pour désigner ce genre d’activité ?- l’acrobate d’un jour avait pris garde à ne pas faire de mal à la jeune femme, en la serrant contre lui, sans pour autant lui demander son avis.
Enfin, ils cessèrent de débouler comme des tonneaux enragés dans une prairie paisible et arrêtèrent leur descente sur le sol plat et moelleux.
Et bien, mesdames et messieurs, qu’elle descente exceptionnelle ! On en voit pas de comme ça tout les jours ! (*voix de commentaire sportif*)


-Hum… nav…navré ! Je… navré, vraiment ! S’excusa difficilement Arthur qui apparemment était mal à l’aise. Depuis quand perdait-il ses moyens aussi facilement, jusqu’ au point de bégayer ? Il était toujours calme et ses sentiments, que ce soit de la peur, de la gêne, ou quoi que ce soit d’autre, ne perçaient jamais en dehors de son esprit. Que pouvait bien lui faire cet effet là ?



Ah, la réponse est bien simple, en fin de compte. Il suffisait de voir dans quelle position les deux jeunes gens se trouvaient : Amatìrë, allongée sur le corps d’Arthur, avait son visage délicieux enfoui dans le cou du bel Elfe et les mains glacées du guerrier lui tenaient tendrement la taille. Etrangement, il n’avait pas envie de desserrer son étreinte, bien que se rapprochement physique le perturbait terriblement. Non, ce corps chaud contre le sien, si froid, était vraiment quelque chose qui lui plaisait. Ce serait donc à la princesse de lui demander de lui rendre sa liberté…
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Mer 7 Mar - 19:46

La chevelure châtaigne de la demoiselle volait au vent derrière elle, étendard d'or car ses longs cheveux prenaient des reflets dorés au soleil. La robe flamboyante de la jument étincelait également. A longues foulées souples, elles maintenaient leur avance sur les garçons. La demi-elfe se tenait fièrement sur sa monture, les rênes dans une main, l’autre posée sur sa cuisse, elle se retournait à demi de temps en temps pour voir ou ils en étaient.

* Thernys, ralentit un peu en haut de la colline. Je crois que Reïtos aimerait bien ‘discuter’ avec toi. *

Le coursier s’ébroua avec un sourire sarcastique en essayant de fixer sa cavalière de son regard d’ambre.

* Tu parle ! C’est surtout que tu n’as rien contre l’idée qu’IL nous rattrape… tss *

La jeune femme haussa les épaules avec un petit air indifférent qui ne tromperait personne, heureusement qu’Arthur était encore loin, et la fausse auréole qui scintillait au-dessus de sa tête n’aurait pas abusé un aveugle.

* Pff, tu sais bien que je suis fiancée. *
* Tu me prends pour une ignare ou quoi ? Je sais bien que tu as rompu tes fiançailles ma vieille ! Beldarion est amoureux de quelqu’un d’autre alors pourquoi pas toi ? *
* Laisse ma vie sentimentale de coté et fait ce que je te dis, compris ? *


Thernys leva les yeux au ciel mais obéit. Arrivée au sommet de la colline, elle ralentit un peu. Un peu mais c’était suffisant pour que l’étalon noir, qui mettait toute son énergie dans cette poursuite, parviennent à les rattraper.

* Thernys ! J’ai dit ralentir mais pas à ce point la ! *

L’équidé sembla légèrement déconcertée. Alors en fait, la marchombre ne tenait pas à se faire rattraper ? Trouvant une super excuse pour que sa maîtresse ne soit pas trop de … non, pour que sa maîtresse ne l’accuse pas trop.

* ca va ! Je ne suis pas une licorne ! *

Am’ soupira mais comprit que la jument c’était donnée a fond lors de la précédente course … et qu’elle avait bien envie qu’Arthur et Reïtos les rattrape.
Le coursier a la robe d’or coula un regard appréciateur au destrier qui galopait à coté d’elle. C’est d’ailleurs peut être à cause de ce coup d’œil que le grand cheval noir avait essayé de l’impressionner par cette petite ruade.
Il faut avouer que, selon les critères des chevaux, Thernys et Reïtos étaient pas mal du tout.
La robe doré étincelante de la jument avait du accroché le regard de plus d’un étalon. Sa longue crinière couleur d’ivoire flottait au vent et semblait aussi douce que la soie. Ses yeux couleur d’ambre brillaient de milles reflets lorsque le soleil s’y accrochait et ses sabots semblaient taillés dans l’argent.

Les muscles puissants du destrier se dessinaient d’une façon magnifique sous sa robe d’ébène et, avec son large poitrail, il était impressionnant. Moins rapide que Thernys, il était taillé pour la guerre et la bataille même s’il était capable de quelques pointes de vitesses. Ses grands yeux noirs bordés de délicats cils lui donnaient un certain charme. En fait, la seule chose que la coursière pouvait lui reprocher, c’était son tempérament macho qu’elle ne supporterait pas longtemps.

En fait, d’une certaine façon, les deux chevaux ressemblaient étrangement a leurs cavaliers. On distinguait d’étranges similitudes entre la crinière douce de la jument et la longue chevelure soyeuse de la demi-elfe tout comme entre les muscles des deux garçons. Quoi que Reïtos était beaucoup plus gamin que son elfe de cavalier.

Enfin, revenons la ou nous en étions. Quand Arthur se pencha pour embrasser la demoiselle guerrière.
La jeune femme c’était raidie dans l’attente du contact qu’elle, elle le savait, ne pouvait éviter. Etait-ce une bonne idée d’avoir ainsi transformer le jeu ? Supporterait-elle un contact sans avoir irrésistiblement envie de mordre ou de se transformer ?
Elle le saurait très bientôt.
Ou jamais car ce baiser n’arriva pas. Grâce à ce cher Reïtos qui voulait frimer aux yeux de notre belle Thernys, Arthur partit pour un très joli vol plané.
En emportant Am’ avec lui.

Il faut ajouter pour la marchombre qu’elle ne s’y attendait pas du tout mais que si Arthur ne l’avait attrapé au passage elle aurait pu complètement rétablir sa chute et son seul danger aurait été de se faire écraser par l’elfe qui était plus lourd qu’elle ( tout du muscle mais plus lourd quand même xD ).

Instinctivement, où répondant à un réflexe acquis durant sa formation, elle se roula en boule. Enfin a moitié car elle était entravée par les bras d’Arkandias.
Ce fut un miracle si sa tête ne heurta aucune pierre mais elle parvint tout de même à arriver sonnée à la fin de la pente.
Comment ? Il faudrait remonter très loin dans l’histoire de la jeune femme.

Disons qu’une aventure douloureuse lui a laissé un souvenir empoisonné et … maudit, dans le bas du dos. Une marque gravée au fer rouge dans sa peau et qui la torturais constamment, comme si le métal ardent était encore posé sur sa peau. Elle avait appris à maîtriser les élancements de douleurs lorsque personne ne touchait la plaie, mais l’explosion de souffrance dans tout son corps si jamais quelqu’un effleurait sa blessure était insoutenable et même sa volonté n’y pouvait rien.

Malheureusement, c’est ce qui arrivas.
Lorsque Arthur la serra contre lui, pour ne pas la blesser peut être ? sa main appuya assez, trop, sur la marque.
La jeune femme eut la sensation de mourir, le corps consumé par la souffrance.
Non, elle aurait voulu mourir pour échapper à la souffrance.
La douleur se répandait par vague dans tout son corps, partant depuis son dos et parcourant chacun de ses membres jusqu’au bout des doigts. Elle avait à la fois l’impression d’être brûlée vive, égorgé, écorchée, et bien d’autres morts.
Ce n’est que grâce à un immense effort de volonté qu’elle ne hurla pas.

Enfin leur roulade s’arrêta en bas de la colline.
La douleur commençait à se calmer et seuls quelques élancements continuaient à la meurtrir un peu plus. Un peu comme si elle avait une flèche plantée dans le dos et que quelqu’un s’amusait à la faire bouger dans la plaie. Ou comme si on avait enlevé la hampe de ladite flèche mais que la pointe était toujours la et qu’on élargissait la plaie pour l’enlever avec une pince chauffée a blanc.
Que du bonheur …

A moitié assommée, la demoiselle ne réagit pas plus que ca face à la position assez … ‘intime’ des deux jeunes gens.
Son visage enfouit dans le cou de l’elfe, elle respirait à coup régulier, expirant un air chaud sur la peau glacée de l’homme. Un frémissement courait régulièrement sur sa peau, dans un geste nerveux et absolument pas contrôlé provoqué par le froid des mains d’Arthur sur la taille de la demi-elfe.
Ses longs cheveux châtains c’était répandu sur le torse et le visage du guerrier, aussi doux que de la soie et leur bruns sombre prenait des teintes dorées sous les rayons de l’astre du jour.

Il fallut un petit moment a la bâtarde pour reprendre ses esprits et comprendre ce que disait Arkandias. Quand elle fut presque complètement consciente, elle tournas une oreille vers lui.
Je ne vous l’avais point dit ?
Les oreilles des êtres de sang elfique, comme Am’ qui était une demi-elfe, sont mobiles et peuvent s’orienter dans la direction qu’ils désirent. C’est l’une des raisons de leur puissant ouï.

Mais c’était autre chose qui avait attiré son attention. Un bruissement à peine perceptible de l’herbe. Le frôlement du cuir contre des pierres.
Moins discret, le cliquetis des griffes et des écailles. Le son des armes frottant contre des armures.

Avec une vivacité surhumaine, la guerrière roula sur le coté, se dégageant des bras de l’homme, et s’accroupit en fixant les broussailles autour d’eux.

Elle ne c’était pas trompé. Ils étaient encerclés.
Au moins cinq kershans, si ce n’était six, et un homme. Les quatre autres, c’était dur à dire. Ils ne faisaient pratiquement aucuns bruits.
Non, ils ne faisaient absolument aucuns bruits.

La jeune femme se releva souplement, son regard gris posé sur l’endroit ou venait d’apparaître l’homme.
Un homme qu’elle ne connaissait que trop bien. L’un des généraux Lumineux, c’était en vérité un traître. Il y a quelques années, la demoiselle avait été la cause de la mort de son second. Il voulait la tuer, et avait failli réussir, mais Envir était arrivé et avait sauvé sa fille.
En tuant Narsil, ce qu’il n’avait pas du apprécier. Il n’aurait jamais du s’allier à des kershans.
Cet homme était l’ennemi juré de la demoiselle et de Nathaniel, de la lignée des Valar Aratar, plus précisément … son cousin.
Katakh
L’oncle de Nathaniel, le frère de Galaad ( l’actuel chef de famille des Valar Aratar ) et le cousin d’Envir.
Un être cruel dépourvu du moindre sens moral et pétri d’ambition. Répugnant …

Mais ce n’était pas sur lui qu’était posée l’attention de la demi-elfe, pas plus sur les cinq kershans qui les entouraient.
Non, c’était les quatre hommes autour de Katakh. Quatre hommes avec qui elle échangeait des regards également haineux.

Ils étaient vêtus de cuir noir. Comme des marchombres.
Comme des marchombres, ils se déplaçaient avec précision et souplesse. Comme des marchombres, ils se séparèrent pour mieux les encercler, tenant compte du moindre relief, du moindre détail, ne leur laissant aucune chance de s’enfuir.
Comme des marchombres.
Mais ce n’étaient pas des marchombres.
Malgré la fluidité de leurs mouvements, la justesse de leurs positions, ils ne dégageaient aucune harmonie. Parfaites machines à tuer, ils étaient hideux. Une laideur que seul un marchombre pouvait percevoir.
Et Amatìrë était une marchombre.

Les paroles de son maître lui revinrent.
« Ils possèdent les mêmes pouvoirs que nous, mais les utilisent à des fins diamétralement opposées. Ils sont impitoyables, totalement immoraux et rêvent d’assujettir le monde à leur soif de puissance. Pour cela, ils se sont regroupé au sein d’une guilde qui place au rang de vertus la haine, la violence et le meurtre. Une guilde qui depuis des années s’oppose à la notre. »

Jilano lui avait parlé d’eux. Il l’avait mise en garde.
La combattante serra les mâchoires.
Mercenaires du Chaos.

Les ennemis jurés des marchombres.
Son regard acier, qui virait à un noir haineux, se posa sur Katakh qui arborait un sourire sarcastique et triomphant.
La demoiselle se résolut à avertir son compagnon.


* Ne t’approche même pas des Mercenaires du Chaos ! Tu n’aurais aucunes chances *

Le tutoiement était venu tout seul. Elle n’avait pas fait attention.
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Sam 10 Mar - 23:40

Arthur ne s'était, en aucun cas, rendu compte que la belle princesse avait souffert pendant le "voyage" qui avait consisté à une descente de colline pour la moins théâtrale. S’il avait été au courant à propos de la souffrance avec laquelle vivait continuellement la jeune guerrière, et qui l’espace d’un instant, avait été réveillée et intensifiée par sa faute, vous vous doutez bien qu’il aurait écarté au plus vite ses bras qui continuaient d'enlacer la taille divine d'Amatìrë. Jamais il n’aurait souhaité lui faire du mal, et s’il avait remarqué la douleur qui avait envahie la jeune femme impassible, il aurait culpabilisé à coup sur.
Pendant une ou deux minutes, les deux jeunes gens restèrent dans cette position, qui aurait mieux convenu à un jeune couple en train de se câliner, plutôt qu'à une guerrière insensible, ou du moins qui y paraissait, enlacée par un guerrier Elfique, qui lui, n'était pas indifférent à son charme.
Pendant les minutes et secondes qui s’écoulèrent, et où le corps musclé d’Arthur se trouvait contre celui d’Amatìrë, velouté et soyeux, le bel Elfe ne cessa de s’enivrer de l'odeur florale que dégageait les cheveux de la princesse. A plusieurs reprises il huma leur senteur délicieuse, aux touches sucrées et exotique, comme si ce fut la plus belle chose qui lui était accordé dans sa misérable vie. Il ne cessait de se répéter que ce serait sans aucun doute la dernière fois qu'il aurait l’occasion d’apprécier un rapprochement de ce genre avec la merveilleuse jeune femme. Et il faut l’admettre, vu la tournure que prenait les événements, il n'avait pas tout à fait tort...
La marchombre se dégagea furtivement de l'étreinte protectrice que lui avait assigné le bel Elfe, ce qui soit dit en passant, lui déplut quelque peu. Ce bon moment ayant passé bien trop vite à son goût.
Les sens de la jeune fille étaient en grande alerte, et on la sentait sur le qui-vive. Arthur, lui aussi avait senti une certaine présence, et pas spécialement amicale. Menaçante, pour être exacte.
Le bel Arkandias se releva rapidement de sa position allongée, pour se retrouver droit et fier face aux nouveaux arrivants. Notons aussi que tout ses muscles étaient contractés et son visage dur et inaccessible. Sans savoir qui était ces « hommes », Arthur avait deviné que leur venue n’était pas dans un but pacifique. Oh que non…
Ses yeux reptiliens observèrent un à un les membres de la petite troupe qui venait lui gâcher sa journée radieuse en compagnie de la belle princesse. Parmi l’ensemble des membres, il y avait parmi eux plusieurs Kershans. Cinq pour être précis. Un homme au sourire peut amène se tenait à leur côté, il semblait être le meneur. Pour finir, de chaque côté se trouvaient quatre hommes vêtus de vêtement en cuirs sombre. Les ennemis n’étaient pas venus par petit nombre, dîtes donc !
Après cette rapide observation, le guerrier s’enquit de noter les particularités de chacun. Pour commencer, la bande de reptile armée : il en avait vu assez lors de ses nombreuses batailles, pour se souvenir que certes ils étaient doués aux armes, mais que malheureusement, il ne l’étaient pas assez pour le blesser. S’il s’avérait qu’il y est des complications, ce ne serait pas cette meute de mi-lézard qui viendrait à bout du combattant. Pour être direct, ce serait une partie d’amusement.
En ce qui concernait l’homme qui se trouvait au milieu, et qui s’imposait comme le chef de troupe : il n’évoquait absolument rien à l’esprit d'Arthur. Il serait donc difficile de le classer et de lui attribuer un niveau de compétence en matière de combat.
Et pour finir, les quatre hommes au habits de cuirs… Ceux là, il n’en avait entendu parler que par les livres, et les récits des troubadours qui étaient passé dans le camp de l’armée. Jamais encore il n’en avait vu d’aussi près, et sa fascination à leur égard était à peu près aussi grande que celle pour les marchombres. Autrement dit : exubérante. Leurs techniques de combats dépassaient sûrement celle approprié à un humain normal. La guilde dont ils faisaient parti étant sans nulle doute l’une des meilleures en matière de guérilla et presque personne ne survivait face à l’un d’entre eux lorsqu’il se retrouvait en combat singulier. Terrifiant, diraient certains.

*Passionnant…* pensait Arthur.
Complètement maso ? Cela était fort possible, toutefois c’était compréhensible. Arkandias était ce qu’on appelle « un valeureux guerrier ». Bien que ces dernières années, la guerre l’est répugné, il n’en reste pas moins fasciné par les techniques secrètes et les combattants de hauts rangs. Son plus grand rêve jusqu’à son jour était de combattre un marchombre. Son souhait allait être exaucé aujourd’hui, en quelque sorte. Les mercenaires du chaos n’avaient pas la même foi que les marchombres mais leur puissance n’en était pas moins réduite, au contraire…
Alors qu’il terminait sa petite inspection, la voix chantante de la princesse retentit dans son esprit, coupant court à ses pensées. Celle-ci le prévenait et lui demandait de ne pas provoquer un de ces hommes dont l’envie, justement de les combattre, le démangeait.
En premier temps, il prit ces mots comme un reproche, une remarque négative. L’offense envers son amour propre ne tarda pas à faire son effet et Arthur, bien qu’impassible, se retrouvait à baisser les yeux au sol. On aurait dit un enfant non seulement privé de dessert, mais en plus de cela, sermonné par sa mère. Franchement, il n’y avait rien de plaisant dans cette phrase, si ce n’est les sonorités veloutées qui en émanaient.
Après réflexion, ce n’était peut-être pas pour lui faire comprendre qu’il était « plus faible qu’elle », que la jeune femme lui avait dit cela. Peut-être s’inquiétait-elle simplement à son sujet. Il est vrai que les mercenaires du chaos n’étaient pas de stupides amateurs, et même pour une marchombre il était ardûment difficile d’en tuer un. Et, comme par hasard, ils étaient aux nombres de quatre. Cette journée devenait suicidaire, c’est le cas de le dire…
En homme, ou plutôt Elfe dans le cas présent, exemplaire, notre oublié national, non seulement pour restaurer son honneur qui avait légèrement pris un coup, mais aussi pour rassurer la demoiselle, au cas où celle-ci s’inquiéterait à son sujet, ce qui était peu probable, il se dut à lui répondre. Par la pensée, bien évidemment…

*Je ne toucherais pas à ces mercenaires. Or, si les choses venaient à tourner au néfaste, je me devrais d’intervenir et cela sans votre avis, princesse. J’ose espérer que la situation ne dépasse pas certaines limites. Auxquels cas, il se pourrait bien que…*
Il ne termina pas sa phrase. Pourquoi diable s’engageait-il dans ce genre de conversation ? Un peu plus et tout son secret était réduit en miette, alors qu’il avait pris des années à le forger pour qu’il résiste à ce genre de gaffes stupides.
Notons également qu’Arthur n’avait pas rendu le tutoiement qu’avait employé la jeune femme. Il avait été touché, certes, par ce petit « rapprochement » amical, qui liait un peu plus les deux êtres. En revanche, ses habitudes ne changeraient pas de si tôt, et ce serait donc, et ce pour un long moment encore, le vouvoiement qui resterait en maître. De plus, une princesse peut se permettre ce genre de familiarité envers un être inférieur à elle. De la part d’un simple soldat, cela aurait été déplacé…
Le chef de troupe avança un peu plus vers les jeunes gens, tandis que le reste du groupe restait en retrait, attendant les ordres. Un sourire narquois se dessina sur ses lèvres, tandis que ses yeux pétillaient d’une excitation dissimulée.

-Amatìrë… Ô chère princesse… Quelle joie de vous revoir par cette si belle journée.
Son ton avait été au delà du sarcasme, méprisant. Arkandias serra les points face à ce manque de respect. Il méritait une bonne correction celui-là !
-Je vois que vous êtes accompagnée… intéressant.
Intéressant ? Et en plus de ça, il s’en prenait au pauvre Arthur ? Que quelqu’un lui mette un pain dans la face ou Arthur le fera, ce qui ne serait pas raisonnable si on se remémore les quatre mercenaires et les kershans, derrière.
L’homme jugea du regard Arkandias qui se tenait toujours aussi droit, la mâchoire crispée et les points serrés, bien que cela ne se vu pas au premier regard. Il ne fallait pas céder à la provocation, surtout pas maintenant…
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Mer 28 Mar - 19:50

Pour nous, lecteurs et narrateurs, qui connaissons la véritable nature de la demoiselle, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi Arkandias est à ce point envoûté par la jeune femme. Après tout, elle est une Dalharen de l’Air ( cf. : « Dalharen » signifie « enfant ». Ce mot est utilisé pour désigner les membres des Huit Maisons. )
Plus précisément, elle était l’héritière de la Maison de l’Air, descendante de Dana et de Morgana, fille d’Andùnë d’Inlinnor la Magicienne d’Argent. Ce n’était donc pas n’importe qui. Son sang était plus noble encore que celui des Valar Aratar, des Vo Mandor ou de n’importe quelle famille noble.
Les Inlinnor était une lignée Royale, et à double-titre car l’amant de Dana, l’elfe aux cheveux d’argent dont le nom ne peut être dit, penser ou écrit en aucune langue de ce monde était un prince. Un prince dont l’autre branche de la lignée vivait toujours, car il avait un frère.
Voilà pourquoi la ‘demi-elfe’ détestait qu’on l’appelle ‘Princesse’. On risquait fort de se prendre un coup de croc. Au sens figuré bien sur ! ( ^^ )
Mais arrêtons la les histoires de famille, et revenons à l’instant présent.

Il n’était guère étonnant qu’Arthur soit attiré par la Dalharen comme un papillon par une lampe dans la nuit.
La jeune femme était d’une beauté unique, dus à ses origines anciennes, et son intelligence était impressionnante.

Mais, actuellement, elle n’était pas séduisante ( enfin si un peu, mais bon ). Elle était folle de rage…

Soyons francs. Elle haïssait Katakh, qui lui rendait bien, et les Mercenaires du Chaos, sans savoir lesquels lui inspiraient le plus de mépris.
Son ‘oncle’, alias le général de l’Armée Pourpre du Royaume Lumineux, eut un sourire mauvais, sachant parfaitement qu’elle était coincée … Avant de remarquer enfin la présence de l’elfe, ce qui ne lui fit pas perdre son sourire.

D’une voix chargée de mépris et d’une ironie mordante, la magicienne répondit.


« Très cher oncle ( ton super glacial ), la joie est partagée. Je suis surprise que vous ayez réussi a mettre un pied dehors sans vous coincer une articulation ( elle faisait référence au fait que Katakh n’avait jamais été vraiment un combattant malgré sa cruauté. ) Quoi que la motivation doive être suffisante... Avec tout ce beau monde, vous allez peut être finir par réussir à me tuer, qui sait ? »

Le sourire sarcastique de la demoiselle fit échos à la déconfiture de l’homme qui venait de se faire moucher en beauté. Sur le terrain de la repartie, elle n’avait rien à lui envier.

« Quoi que … Il faudrait déjà que ces mercenaires de pacotilles arrivent à se déplacer sans se coincer le pied dans une racine... Ce n’est pas gagner … »

C’est les Mercenaires qui réagirent sous l’insulte. Leurs muscles se tendirent et leurs yeux flamboyaient de haine pour la marchombre qui les narguaient, a quelques pas.
Leur réaction ne laissait aucun doute, c’était …


* Des débutants… je n’y crois pas … * pensa la jeune femme.

Katakh avaient engagé des jeunes mercenaires inexpérimentés pour la tuer. Il la sous-estimait vraiment. ( Quoi que la dernière fois, c’était son père qui avait réglé le problème en assommant d’un coup de poing un garde, du général, qui voulait ‘jouer’ avec la jeune fille de 16 ans qu’elle était. Je ne crois pas qu’Envir avait apprécié la remarque … xD )

Revenons en au lien télépathique entre Amatìrë et Arthur dont nous n’avons pas encore parlé. Le fait que le guerrier ne rende pas le tutoiement à la Dalharen lui fit croire qu’elle l’avait vexé.
Que voulez-vous ? Elle considérait tout le monde, enfin presque tout le monde, comme son égal, et détestait vouvoyer les gens.
Si Arthur ne rendait pas ce tutoiement, c’est qu’il ne le désirait pas donc, elle se retrancha prudemment derrière un vous respectueux mais plus éloigné.
Après tout, une langue et un vouvoiement respectueux, ce n’est pas un barrage pour faire connaissance non ?

Et puis, les deux jeunes gens avaient approfondi un petit peu trop le lien, et l’elfe pouvait sentir pourquoi exactement, Am’ avait recommencé à le vouvoyer.


* Par pitié arrêtez de m’appeler Princesse ! Mon nom c’est Amatìrë … ou Am’ *

Le jeune homme put sentir également l’indignation de la jeune femme devant cet ‘affublement grotesque’ et ce mot qui ne signifiait rien dans son cas.
Enfin dans le cas que connaissait Arthur.
Notons qu’elle lui proposait de l’appeler par son surnom, chose qui était normalement réservé aux amis.
Mais n’était-il pas un ami après tout ?


* Je suis bien une princesse, mais pas de ce que tu crois … * pensas-elle, pour elle uniquement.

Après un instant de silence, la demoiselle reprit enfin la parole. Sa voix mentale était calme mais, comme je l’ai dit, le guerrier pouvait ressentir ce qu’elle ressentait, et il n’eut aucun mal à sentir son inquiétude … pour lui.


* Vous me promettez de faire attention a vous ? *

Attendant sa réponse, la Dalharen approfondit quelques peu son contact avec Arthur. Voici entre autre chose ce qu’il put sentir.
Son inquiétude, pour lui évidemment, son refus qu’un innocent soit blessé par sa faute, sa haine pour Katakh et les mercenaires mais surtout, surtout, c’est une image qui marqua le plus l’esprit de l’elfe.
Une étendue d’Eau à perte de vue, en plein contact avec l’Air. Calme pour l’instant, mais d’une puissance à hérisser les écailles d’un dragon géant.
Enfin calme … Sous les assauts du vent représentatif de l’Air, la formidable puissance, qui semblait liquide, commençait à s’agiter.
Une autre présence était là, tentant de calmer les flots qui s’enrageaient, avec un succès certain.

La scène disparut de l’esprit d’Arkandias, lui laissant juste une certitude.
Cette puissance formidable, difficile à contrôler. C’était le pouvoir d’Amatìrë, sa magie dévastatrice et si puissante de Dalharen.

Un ricanement sardonique de Katakh les fit revenir sur terre.


« Bien, voyant que ma compagnie semble vous ennuyer, toi et ton petit ami, je vais vous laisser avec mes chers compagnons, qui se feront une joie de vous aider à rejoindre un monde meilleur. »

La ‘demi-elfe’ soupira d’un air désabusé.

* Il parle toujours l’argot des rues celui la … *

Et bien oui, petit ami ne se référençait pas à la taille d’Arthur mais à la nature de sa relation avec l’héritière d’Inlinnor. C’était un mot des rues et il était peu courant de le trouver dans la bouche d’un Général de l’armée et d’un membre des Valar Aratar.

Toujours avec un petit sourire cruel, il esquissa quelques signes de mains et disparut dans un nuage de fumée.

Les yeux de la jeune femme s’agrandirent légèrement et le rictus qui découvrait ses dents, dont ses canines un peu plus pointues que la moyenne, était tout sauf amical.


* Fa'la zatoast ! ( Salopard ! ) C’est une technique marchombre. *

( Mes marchombres sont un mélange de marchombre de Pierre Boterro, de Ninja de Naruto et de Magicyans d’Hélène Bréda xD )


Comme si la disparition de leur chef avait été le signal de départ, Kershans et Mercenaires se jetèrent sur les deux jeunes gens.

La Dalharen esquiva sans grande peine la première attaque, en se déplaçant d’un petit pas sur le coté. Le poignard du Mercenaire piqua le vide et il se fendit largement.
Il n’aurait pas dû car la demoiselle profita de l’ouverture pour lui planter un kunai dans le ventre.
L’homme tomba au sol en se tordant de douleur, tachant la terre de son sang écarlate.

Am’ se retourna et grimaça. Les trois autres mercenaires s’apprêtaient à lui sauter dessus.
Des shurikens volèrent sur elle et se plantèrent profondément dans son corps.
Les hommes s’arrêtèrent et eurent un sourire d’une joie mauvaise en voyant le corps mince de la jeune femme tomber au sol en se vidant de son sang.
Sourires qui disparurent quand, dans un nuage de fumée et un bang digne de l’atterrissage d’un pégase, le corps de la jeune fille fut remplacée par une bûche de bois ou était toujours plantée les shurikens.
Une grimace de colère déforma leurs traits pendant que l’un d’entre eux jurait à voix haute.


« Shit ! Une substitution ! »

Une lame se plantant dans le bois les fit tendre l’oreille. Une arme venait de siffler à coté de la joue du chef des mercenaires, et c’était planté dans la bûche qui aurait dû être la jeune fille.

« Effectivement, tu as trouvé ca tout seul comme un grand ? Mais tu devrais aussi te retourner. »

Se retourner, c’est ce qu’ils firent.
Derrière eux, se tenait Amatìrë d’Inlinnor, une lame à la main, qui les fixait d’un petit air narquois.

Mais pendant ce temps, qu’arrivaient-il donc à Arthur Arkandias ?
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Ven 1 Juin - 16:23

Mais qu'arrivait-il donc à Arkandias ? La réponse, dans quelques instants...
Pour commencer, faisons un petit retour en arrière, voulez-vous...
Au moment même où Arthur, le bel Elfe au regard sombre, serrait les poings et se crispait comme pas deux afin de ne pas sauter sur les assaillants, Amatìrë, la merveilleuse princesse qui faisait chavirer son coeur, prenait instinctivement sa défense. Ou plutôt, leur défense.
Quelques mots bien clinquants, une tournure de phrase joliment empoisonnée et l'autre monsieur au visage d’ahuri, en prenait fort pour son amour propre. Diable, que cette jeune fille avait du caractère ! La réaction qu'elle eût face à un inconnu -qui n'en était pas un pour elle, apparemment- eut pour bon effet de dessiner un sourire amusé sur les fines lèvres du guerrier... Cette fille était décidemment imprévisible, et savait se défendre toute seule comme un grande, croyez-moi ! En un sens, ça lui plaisait bien, à Arkandias... beaucoup, même. Mais revenons-en à la situation initiale, plutôt qu'aux sentiments débordants de notre Arthur national. Le lien mental qui unissait les deux jeunes gens l'espace d'un instant, ne cessait de s'agrandir, de s'étoffer. Cet échange de pensées devenait trop important au goût du bel Elfe, qui aurait sans doute préféré s'arrêter à une simple communication par esprit. En apprendre d'avantage sur la douce princesse, le soldat oublié n'en demandait pas mieux. Mais ce qu'il ne voulait pas, en revanche, c'était qu'elle en sache d'avantage sur lui. Non pas qu'il avait des choses a cacher sur son passé des plus banals, ni même sur sa personne, peu importait ce genre de détails... Ce qu'il voulait préserver intime et ne voulait divulguer publiquement pour l'instant, c'était ce qu'il éprouvait vis-à-vis de la jeune Inlinnor. Soyons franche, Arthur avait été comme frappé par la foudre lorsqu'ils s'étaient retrouvés tout deux, quelques jours auparavant. Mais il avait peur. Peur que ce ne soit pas réciproque, comme cela lui était arrivé tant d'années auparavant... Une étape éprouvante de sa vie, peut-être la plus difficile pour son pauvre petit coeur mutilé... Autant dire qu’il ne souhaitait pas retenter l’expérience.
C'était donc pour ça qu'Arthur tentait d'éviter de "s'approcher" autant de la conscience de la belle Amatìrë... Peut-être le prendrait-elle mal, mais, il était sans doute préférable qu'elle ne sache rien de l'amour qu'il lui portait...Pour l’instant.
Il résistait, le guerrier. Mais pas assez, apparemment. La force de sa jeune amie était bien plus convaincante qu'aucune autres. Alors, il laissa à la demoiselle le choix des opérations. Autrement dit : étoffer leur lien mental.
C'est ainsi qu'il put constater qu'elle en avait assez qu'il la nomme "princesse". Ressentiment qui l'étonna quelque peu. Après tout, n'était-elle pas une dame de noble sang ? Mais plus que ça, n'était-elle pas la princesse qui avait conquit son coeur ? C'était surtout pour cette raison qu'il l'appelait ainsi, en fin de compte. Au début, ce suffixe était destiné à la jeune fille, simplement parce qu'elle était effectivement la fille du roi. Dorénavant, cette appellation représentait bien plus pour ce cher Arthur qui succombait un peu plus au charme de la demoiselle, au fil que les minutes s’écoulaient…
Enfin, après quelques secondes de silence, la belle qui faisait chavirer son cœur, demanda à son interlocuteur de lui promettre qu'il ferait attention à lui.
L'homme en question tourna furtivement la tête vers la jeune Inlinnor, et la dévisagea. En rapprochant leur conscience, il avait réussit à percevoir l'amitié qu'elle lui portait, à ressentir l'inquiétude qui l'animait quand elle pensait au futures blessures du guerrier. C'était étrange... mais pas désagréable, loin de là. Ainsi, elle l'appréciait réellement ? Au point même de vouloir le protéger, lui, simple soldat sans aucun importance pour la société ?
Cette information fit accélérer les bâtiments de son cœur, emplissant tout son être d’un bonheur enivrant. Avec elle, il se sentait revivre.
Bon Dieu, si elle savait à quel point il l'aimait, lui...
S'apercevant enfin que la jeune femme ne se contenterait pas d'un simple regard, Arthur s’obligea à hocher rapidement la tête avant de répondre mentalement à son aimée :

*Ne vous inquiétez donc pas pour moi. Mais, faîtes attention à vous, je vous en prie... Amatìrë...*
Sans s'en apercevoir, la bel Elfe avait accepté l'offre de sa partenaire, à savoir : l'appeler par son prénom. Les sonorités qu'il avait prononcées lui plaisaient énormément, peut-être mieux encore que son habituel "princesse". Oh là ! Ca sentait l’adaptation, tout ça… Je ne serais pas surprise de l’entendre répéter à tout bout de phrase la magnifique conception de syllabes envoûtante : « Am-a-tì-rë »…
Mais soyons réaliste, tout de même. Il lui faudrait encore un peu de temps avant qu’il commence à l’appeler par son surnom... Et oui, Arkandias, même en beau parleur, en charmeur irrésistible, désirait toujours prendre un peu de distance face à la gente féminine, quand bien même la femme qu'il convoitait l'invitait à se lier d'avantage avec elle...
Bref, passons. Par la suite, l'esprit d'Am' ne se contenta pas simplement d’effleurer le sien, il s’y mêla complètement, formant une sorte de tourbillon titanesque. L'espace d'un instant, Arthur était tellement près d'elle, et pourtant bien à distance. Il aurait très put s’introduire dans ses pensées les plus intimes –elle aussi, il faut préciser-, mais tout deux s’abstinrent, pas politesse. C’était pas l’envie qui manquait, je peux vous l’assurer…
Liés ainsi, il comprenait le moindre de ses sentiments, de ses pensées, à un point tel qu'il ressentait sa puissance... Cette fille... était-il possible qu'une telle force soit enfermée en elle ? Et s'il s'avérait que toute cette énergie se libérait un jour ? Toute cette eau, ce vent, cette coordination spectaculaire... Amatìrë était bien plus qu'une simple guerrière et magicienne... Au fond d'elle siégeait un pouvoir surpuissant, difficile à maîtriser toutefois...

*Impressionnant... très impressionnant...* songea Arkandias, une fois que son esprit se défit quelque peu de celui de la princesse et qu’il put repenser à sa guise.
Pendant que les jeunes gens retrouvaient peu à peu leur identité, l'autre squatteur de service (dont j’ai oublier le nom) lâchait une réplique des plus ridicules avant de s'enfuir... dans un nuage de fumée ? Comment était-ce possible qu'un imbécile pareil réussisse à prendre la fuite de cette manière ? Cette remarque n'affecta pas seulement Arthur, puisqu'il eut le plaisir d'entendre la jeune Inlinnor cracher quelques injures...
Un nouveau sourire s'afficha sur le visage blanc comme neige du bel Elfe, avant de se transformer en grimace dépitée, lorsqu'il aperçut la bande de sauvages leur foncer tout droit dessus.

*Naaaaaaaaaaaaaaaaan ! Et dire que cette journée s'annonçait merveilleuse !* se plaignit-il, pour lui tout seul. Un peu plus et le pauvre petit chou en pleurerait d'indignation. Et alors ?! Il ne pouvait pas passer un petit moment avec son amoureuse sans qu'une bande de guerriers des bacs à sables viennent leur rendre une petite visite ? A croire que la malchance accompagnait partout les deux jeunes gens...
Mais trêve de bavardage, c'est ici que tout commence. Et oui, rappelez-vous le début de mon post ! Donc, que faisait Arthur pendant qu'Amatìrë jouait des tours bien inventifs aux mercenaires ? Et bien, il prenait la poudre d'escampette...
....
....
....
....

-YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!!!!!!!!
Pour réapparaître, justement, derrière les Kershans. Merci Arthur pour cet assaut des plus merveilleux, repasse quelques siècles plus tard, la télévision t'embauchera sûrement... Hum, pardon. Donc, comme je disais, le guerrier des temps anciens venait de prendre par surprise les monstres écailleux. Seul problème : Il n'avait aucune arme à sa disposition. Et oui, il ne s'était pas attendu à passer un sal moment en compagnie d'une demoiselle telle aussi belle que la princesse... A quoi lui aurait servit son épée, sincèrement ?
Se retrouvant comme un idiot face aux reptiles qui riaient à pleins poumons de leur adversaire désarmé, Arthur le malin trouva tout de même LA bonne astuce.

-Messieurs, notre merveilleuse Amatìrë vient de tuer à la minute même, vos supérieurs.
Les bouffons du roi se retournèrent pour constater le carnage, et Arkandias en profita pour leur choper tout leur matos. Constant qu'ils s'étaient fait berner et que la princesse n'était pas encore venu à bout des autres ennemis, ils voulurent attaquer le sacripant. Dommage pour eux, le bel Elfe maniait les dagues comme personne, et déjà les têtes Kershans tombaient à terre dans un bruit étouffé. Paix à leur âme, leur patron aura perdu quelques écus en les embauchant...
Ne se contentant pas d'une seule petite "victoire", le guerrier accourut donner un coup de main à sa douce princesse qui, à cet instant même, ne semblait plus si sage... C'est qu'elle se déchaînait, la demoiselle ! Une vraie furie, une vraie dingue du combat ! Ils allaient bien s'entendre ces deux là...
Pendant un moment, les jeunes gens de sang elfique combattirent la petite armée dont il ne restait que quelques mercenaires. Dans peu de temps, ils en viendraient à bout, c'était évident... Quoi que ?
Lorsque Arthur vit deux des mercenaires foncer droit sur la jeune fille –qui ne pouvait pas les voir à cet instant-, son sang ne fit qu'un tour. N'attendant pas une seconde de plus pour réagir, le chevalier des terres oubliées vint barrer la route aux adversaires, protégeant ainsi la princesse qui était déjà bien assez occupée comme ça. Tu parles d'une bonne idée... Arkandias se reçut un coup d'épée bien maîtrisé en pleine épaule, qui n'arrêta pas là sa tracée. Son torse goûta au tranchant de la lame, qui érafla son torse marmoréen, laissant une trace rouge vif sur son corps si blanc, si limpide. Sa belle chemise blanche affichait désormais des taches couleur pourpre...
Une petite technique secrète, quelques pas sur le côté, un bon coup d’épée (qui n’était pas la sienne, mais celle d’un des Kershans décédés) et le bel Elfe réussissait à mettre un des deux mercenaires hors jeu. Après quoi, le soldat aux yeux reptiliens se prit une branche ou une autre bêtise dans les jambes et s’effondra sur l’herbe duveteuse. Soudainement, son poids lui devint insupportable, ses membres ne voulaient bouger. Il était comme… paralysé. Quel était cet étrange sortilège ?
Il venait de sauver la princesse en s’interposant entre elle et les assaillants, c'était une bonne chose... Mais maintenant, qu'il n'arrivait plus à sa relever, qui viendrait lui viendrait en aide ?
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Mer 6 Juin - 20:16

Après notre émission "Mais qu'arrivait-il à Arkandias ?", voici la suite "Que fabrique Amatìrë ?"

La demoiselle faisait appel a ses capacités surhumaines, normal, s'étaient celles des elfes, et luttait contre les trois Mercenaires, pendant qu'Arthur réglait leur compte aux Kershans.
Petit problème : les Mercenaires avaient des sabres. La jeune femme non.

Evidement, partant se promener avec le bel elfe ( Oui, elle est du même avis que moi xD ) elle ne s'attendait pas avoir besoin de son sabre, et elle n'avait que quelques dagues, qu'elle ne quittait jamais.

L'Inlinnor jeta un coup d’œil a Arthur. Coup d’œil intrigué qui se transforma en regard admiratif. Sur le coup, l'homme l'épatait.
C'était vraiment culotté ca, la demi-elfe n'avait jamais vu personne agir ainsi.

Mais la guerrière n'eut point le temps de continuer à observer son compagnon ( Comme quoi, il n'est pas le seul ) car un de ses adversaires tenta un coup d'estoc particulièrement vicieux qu'elle ne put éviter complètement. La lame déchira le haut de l'épaule d'Amatìrë, le tissu s'imbiba de sang en cette zone, mais le métal avait semblé ripper sur quelque chose qui n'était pas un os.
En tous cas, ce quelque chose distrayat la marchombre car elle dut reculer avec un feulement de colère et de douleur mêlée, et ce n'était assurément pas la simple petite blessure a l'épaule qui la faisait ainsi souffrir.


* Shit, shit, shit ! Par pitié pas maintenant. Oh par tous les dieux, je vous en supplie, pas maintenant ! *

Il faut croire que sa prière fut entendue, car ce qu’elle voulait à tous prix éviter n’arriva pas. Bien évidemment, elle ne laissa pas Arkandias entendre cette supplique. La demoiselle ne tenait pas tellement a ce que son très apprécié ami n’apprenne ce qu’elle cachait. Histoire de ne pas le faire fuir, probablement.

Pendant qu’elle tentait de retenir cette chose, deux des Mercenaires, croyant qu’Arthur était trop occupé avec ses amis reptiles, tentèrent d’attaquer la jeune femme, qui ne pouvait les voir.
C’est probablement a ce moment la qu’arriva ce qui faillit briser le cœur de la demoiselle.

Arthur s’interposa.
Il se dressa entre les Mercenaires et la Marchombre, sans réfléchir. Du moins c’est l’impression qu’il donna à la demoiselle. Et l’elfe paya cher cette action d’éclat.
Son épaule fut transpercée par la lame acérée de l’ennemi, qu’a cette seconde Amatìrë haïssait plus que tout, et la pointe d’acier ne s’arrêta pas la.
L’épée creusa une profonde balafre sur le torse de l’homme, tachant d’écarlate les alentours de la plaie.

Complètement absorbée par le combat entre Arthur et ses mercenaires, les yeux remplis d’une angoisse non-feinte pour son « chevalier », c’est peut être ca qui manqua de la tuer.

Mais n’anticipons pas.
Arthur venait de s’écrouler au sol, après avoir vaincu l’un des combattants sans honneur, lâches, et possédant tous les défauts du monde. ( Je ne fais que citer l’avis d’Amatìrë, toutes mes excuses aux autres Mercenaires du Chaos ) Le seul petit problème, c’est qu’Arthur ne parvenait plus a se relever.
Comme l’a si bien dit ma collaboratrice, le pauvre était victime d’un sortilège.

La demi-elfe, qui était tout de même plus elfe remarqua tout de suite d’où venait l’ignoble … Enfin le sort quoi. Un sort, secret, marchombre, volé par les Mercenaires du Chaos. Qu’une technique de sa guilde soit utilisée contre son ami aviva la haine de la femme.

Elle tourna la tête vers celui qui chantait.
C’était un homme de grande taille, vêtue de cuir noir comme tous les siens. Une lame qui ondulait, un peu la forme d’un serpent, était accroché dans son dos. Ses longs cheveux blonds étaient accrochés en catogan derrière sa tête, et ses yeux bleus étaient posés, acérés, sur elle-même.
Le regard de cet homme la fit frémir.
Il n’y avait aucune humanité dans ses yeux là, aucune compassion. Juste une cruauté froide, le plaisir de faire souffrir et de tuer. On pouvait lire ses projets dans ce simple regard.
Il voulait s’amuser avec Arthur, puis avec la jeune Inlinnor. Mais pas tout à fait de la même façon les deux.
Pour l’elfe, on pouvait s’attendre à voir tous un tas d’instruments tranchants et douloureux. Pour Am’, ca risquait d’être un peu plus trivial ….

La joue de l’homme était barré d’une mince estafilade sanglante, petit souvenir de la dague d’Amatìrë. Il aurait presque pu paraître normal, mais ce regard…
Lui, c’était loin d’être un débutant.

Les yeux de la demi-elfe se noircirent de haine, tandis qu’un léger rictus découvrait ses canines, plus pointues que la moyenne.

Les traits du ‘Chef’ étaient très communs, habillé normalement, elle ne l’aurait jamais remarqué. Un son a mi-chemin entre la mélodie et la chanson s’échappait de ses lèvres.
Le Chant des Marchombres.
C’est cela qui agissait ainsi sur Arthur…. Mais également sur l’autre Mercenaire qui n’était visiblement pas formé au point de pouvoir y résister.

La femme poussa un sifflement entre ses dents, le regard plissé par la colère.
Son bras se détendit brusquement et la lame partit en sifflant, vibrant dans l’air soudain plus épais.
L’homme cessa de chanter, surpris par la dague qui semblait être portée par l’air pour aller plus vite encore. Il évita l’arme mortelle de justesse, mais libéra du même coup Arthur de l’enchantement.


" Shu ! E'trit d' Dalharen ! ( Shit ! Saloperie de Dalharen ! )"

Il tourna un regard glacial vers l’autre Mercenaire, qui n’était qu’à quelques pieds de la demoiselle et lui ordonna :

« Xuil dos ! » ( A toi ! )

Surprise, la demi-elfe tourna la tête mais n’eut pas le temps de réagir. Le jeune avait ramassé un gros bâton et venait de le balancer de toutes ses forces dans la tête d’Amatìrë. Le bois massif frappa de tout son poids sur le crane de la demoiselle, la projetant un peu plus loin.
La jeune femme posa un genou au sol pour se rattraper. Du sang coulait de sa tempe et du sommet de sa tête, dégouttant le long de ses cheveux.
Elle voyait trouble et avait perdu le sens de l’équilibre.
La marchombre posa une main au sol, elle n’allait plus tenir très longtemps. La flaque de sang qui s’accumulaient la faisait glisser. Les blessures à la tête saignaient toujours beaucoup, mais là, un peu trop. Elle ferma les yeux, respirant un peu plus fort, par a coup. Entre ses dents, Am siffla entre ses dents


« Athiyk d'lil Su'aco. Wanre d'lil Qu'ellar d'lil Jabbuken d'lil Karral. Maelthra d' Aeros. Aluin harl dal l' tora d' Trezen. DOER !» ( Oui, ca veut dire quelque chose. Mais je ne dirais pas quoi ^^ )

Et cela ressemblait à s’y méprendre à une invocation.
Visiblement s’en était une, car une forme indistincte apparue progressivement. Cela ressemblait à un dragon translucide, composé d’ouragans et de vents particulièrement violents. Ses griffes et ses crocs scintillaient comme de l’ivoire, et son regard semblable a du cristal se posa d’abords sur les deux mercenaires, puis sur la jeune femme qui tentait de ne pas s’écrouler.
La créature ne lui obéirait que si elle avait la force de le contraindre. Elle devait le convaincre, non, le forcer, à rester sous cette forme.
Ce ne devrait pas être trop dur. Tous les élémentaires d’air étaient avides de sang, ils aimaient tuer mais se soumettaient à leur maîtresse.
Dana.

Le dragon leva sa tête fantomatique vers le ciel et poussa un cri perçant, empli de rage et d’impuissance. Les bourrasques qui le composaient s’agitèrent brutalement tandis qu’il se cabrait pour lutter contre la forme que la jeune femme l’avait forcé à adopter.


« Ca suffit ! Usstan tlun l' ligrr d'lil Jallil d'lil Su'aco, Lu' nin, dos orn rothrl uns'aa ! »

La demi-elfe avait réussi à se remettre debout. Elle vacillait sur ses jambes, aussi fragile qu’un faon nouveau-né, mais la voix, sa voix, était solide et ferme. Ce n’était d’ailleurs pas SA voix, celle ci aurait vacillé, et se serait brisée. C’était sa voix mentale, aussi puissante que possible, qui c’était exclamé brutalement.

L’élémentaire posa son regard sur la bague qui ornait la main de la demoiselle. La chevalière d’argent aux légers motifs de cristal portait, gravée, le symbole de Dana. La louve ailée.
C’était La bague. Il n’avait plus le choix, et devait obéir.


« Elgg mina » ( Tue-les ) Souffla t’elle plus doucement.

La créature se dissipa soudain. L’air sembla s’épaissir autour des deux mercenaires encore en vie. Une fine coupure rouge apparut sur leur gorge pendant qu’il tendait d’empêcher une lame invisible de les tuer, portant leurs mains à leurs cous.
La coupure se creusa de plus en plus, jusqu'à leur trancher la jugulaire. Le sang qui giclait éclaboussèrent la forme translucide du monstre, qui devint bien plus visible.
Les yeux des hommes devinrent vitreux, tandis que leur corps s’amollissaient comme des poupées de chiffon. Suspendu dans les airs, ils s’écroulèrent soudainement au sol tandis que la créature disparaissait.

C’était fini.
Amatìrë tituba jusqu'à Arthur, évitant de regarder es cadavres exsangues des victimes de son invocation. Sa marche était rythmée par les gouttes de sang qui tombait au sol, coulant de ses longs cheveux châtains. Elle se laissa tomber à coter du bel elfe, ses genoux cédant sous son poids. La demoiselle posa ses yeux, qui était passé du gris acier a un émeraude magnifique, sur l’homme. Chose étrange, il était empli de regrets non feints.
Un filet écarlate coulait de ses lèvres, et sa voix n’était plus qu’un murmure lorsqu’elle parla :


« Je suis vraiment désolée. »

Elle reprit une respiration.

« Je regrette de vous avoir entraîné là-dedans… »

La femme eut un faible sourire qui pouvait se traduire par ‘ce qui est fait, est fait’ puis elle ferma les yeux. Ses beaux yeux verts, plus intenses et plus expressifs encore en cette couleur fascinante.
Elle tremblait comme une feuille, et son visage était presque aussi pale que celui d’Arthur. Elle était au bord de l’épuisement, mais les étincelles qui crépitaient au bout de ses doigts tandis qu’elle s’appuyait sur le sol témoignait du fait qu’elle se préparait à utiliser la magie pour soigner.
Et pour soigner Arthur, pas elle.


[ Traumatisme cranien + ouverture du crane + épuisement dûs a l'invocation xD J'ai l'impression que le petit chou va avoir du pain sur la planche ]
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Sam 16 Juin - 16:24

*Misère...*Que pouvait-il bien penser d'autre ? Ratatiné à terre comme un moins que rien, Arthur était soumis à une force inconnue. Il n'arrivait pas à bouger, pas même à remuer le petit doigt de pied. C'était comme si tous ses membres pesaient soudainement des centaines de kilos, ou bien encore que son anatomie osseuse était aimantée au sol.
Humilié par cette puissance supérieure, Arkandias pestait intérieurement. En d'autres circonstances, il se serait relevé d'un bond et se serait vengé en duel de l'homme qui le déshonorait à l’instant. Hélas, le bel Elfe était comme enchaîné à terre, incapable de se défendre. Il aurait tant aimé savoir qui était l'auteur de ce sortilège, il aurait tant aimé soutenir Amatìrë dans ce combat qu'elle devrait maintenant continuer toute seule. Plus que personne d’autre au monde, il détestait le sale type qui le maintenait immobile et le rendait invalide au champ de bataille. Arthur avait encore plus de rancœur que n’en avait déjà Amatìrë envers l’ennemi.
Ce fut donc pour cette raison qu'il ne pourrait rien voir de toute les tactiques et autres surprises étonnantes dont allait faire preuve la jeune demoiselle quelques instants après. Pour ainsi dire, il ne pourrait rien entendre, voire, protester et constater. Comme devenu muet, aveugle, sourd et paralysé, il ressentait plus que quiconque les désagréments de sa "maladie" passagère. C'était frustrant. Un peu trop d'ailleurs. Le bel Elfe ne pouvait savoir ce qu'il advenait de sa douce princesse. Il tentait tant bien que mal de la contacter mentalement, ne serait-ce que pour lui lancer quelques encouragements. Mais plus il pensait à elle, plus il avait mal à la tête.
L'oublié ne savait pas de quelle nature était son mal crânien. Ou tout du moins, il croyait que cela était une des particularités du sortilège qui l'emprisonnait. Mais moi, jeune marionnettiste de ce personnage, je peux vous dire pourquoi...
Arthur était attiré par le sang et sa soif devenait insupportable.
Lorsqu'il était arrivé à Deleïr, la jeune soeur d'Amatìrë avait débarqué en trombe dans le hall d'entrée. Elle était blessée et affreusement mutilée, si bien qu'il avait pu sentir l'odeur de son sang. Doté d'un odorat beaucoup plus développé que les Elfes normaux, il avait détecté dans ces globules rouges, un goût inestimable et précieux. A ce moment là, il avait retenu sa respiration et s'était concentré sur autre chose, ignorant de son mieux l'appel de la sirène. Par la suite, il avait réussi à se contrôler, et il pensait que cela n'arriverait plus... Mais il avait tort...

Tandis que les pupilles d’Arkandias se noircissaient, Amatìrë perdait du sang. Beaucoup trop de sang. Arthur était libéré de l'enchantement depuis un moment mais il ne s'en était pas encore rendu compte.
La chanteuse... elle ne cessait de lui envoyer de douces paroles...elle ne cessait de l’envoûter…
Non, je ne parle absolument pas du guerrier qui allait être tué par la douce princesse dans peu de temps.
La chanteuse, c'était Amatìrë.
Arthur était conscient qu'elle devait sentir merveilleusement bon –déjà avec Elaryan, c’était quelque chose d’hallucinant-, mais de là à avoir autant envie d'elle... Il n’avait jamais imaginé être éprit de la sorte… Ses veines royales, elles l'appelaient avec une sensualité horrifiante et un charme dévastateur. Son sang chantait pour lui, il l'appelait...
Le bel Elfe aurait sans aucun doutes préféré rester sous l’emprise du sortilège, croyez-moi. Maintenant qu'il était libre de ses mouvements, rien ne pouvait l'empêcher de sauter sur la jeune femme et de la vider de son sang dans la minute qui suivrait…
Or, bien qu’il aurait pu assouvir sa soif sans problèmes, il s'empêchait de bouger, de faire quoi que ce soit. Il retenait de toutes ses forces cette sombre partie qui était enfouie dans son esprit, et qui tentait de refaire surface avec une vivacité monstrueuse. Il essayait de la maintenir, comme il avait été emprisonné quelques minutes plutôt… Et c'est entre autre une des raisons pour laquelle il souffrait ainsi d’un mal de tête particulièrement intensif.
Pendant qu’il résistait à l’appel, la jeune Inlinnor continuait de se défendre. Elle avait déjà réussi à désenvoûter Arthur et maintenant elle invoquait une sorte de démon, représentation de divinité. Peu de temps lui fut nécessaire pour exterminer le reste des assaillants. Hélas, elle n’était pas sortie indemne de ce combat.


*Résiste, résiste !* se morigénait Arthur, le souffle court et le front perlant de sueur. Sur son visage à nouveau actif, l’impassibilité avait disparu. Il grimaçait de douleur, de haine envers lui-même. Pourquoi n’arrivait-il pas à vaincre cette moitié sanguinaire qui animait une partie de son être ?
Il devait, pourtant…Il devait… Amatìrë approchait…
La jeune femme s’effondra à terre, tout près de lui. La pression qui anima alors Arkandias était énorme, presque insoutenable. Arthur désirait protéger et soigner la demoiselle. Mais il souhaitait également plonger ses canines dans ce cou si exquis qui se présentait à lui, et y puiser avec délice, le liquide qui mettrait fin à sa souffrance acharnée.
Dès lors où la jeune femme le frôla, Arkandias s’arrêta instinctivement de respirer. Peu à peu, ses yeux reprirent leur couleur habituelle, le vert émeraude, et se défirent de cette noirceur si longtemps tenue en retrait.
Bien que doté d’une apnée supérieur à quiconque n’était pas de son « espèce », il ne pourrait tout de même pas rester plus de quelques minutes comme cela. Il fallait donc faire vite…
Alors qu’il s’apprêtait à soigner sa secrète bien aimée –ou tout du moins, arrêter les hémorragies- Arthur entendit quelques bribes de mots qu’elle venait de lui adresser.

« Je suis vraiment désolée. »
« Je regrette de vous avoir entraîné là-dedans… »

Une sensation de malaise parcourut le corps entier d’Arkandias, pour enfin stopper sa course dans sa gorge marmoréenne, formant une grosse boule étouffante. Avait-elle comprit ce qu’il était ? Ses mots avaient un sens particulier, pour qui l’interprétait différemment… C’était comme si elle avait deviné que son second « lui », la partie qu’il ne contrôlait pas, s’était réveillée aujourd’hui. Et qu’elle était consciente et désolée à la fois d’être la chanteuse, d’être le repas de ses rêves…
Non, elle ne pouvait pas avoir encore comprit… Ses paroles étaient à prendre au sens premier, bien évidemment.
Soulagé par cette déduction, le bel Elfe poussa un léger soupir (et oui, même les narines en « stand bye », il arrivait à relâcher une bouffée d’air).
Ce n’est qu’alors qu’il s’aperçut de ce qu’était en train de faire Amatìrë. Elle avait invoqué sa magie guérisseuse et s’apprêtait à lui accorder un traitement des plus bénéfique.
Que neni ! Lui n’en avait pas besoin pour l’instant. Son torse attendrait. Mais elle, elle devait se rétablir au plus vite !
Toujours aussi raide, Arthur prit la main de la belle blessée et la dirigea vers sa tête meurtrie. Elle avait beau résister du mieux qu’elle pouvait, la poigne d’Arkandias l’empêchait d’aller soigner quelqu’un d’autre.
Et puis, en un sens, ça l’arrangeait ce petit sortilège guérisseur. Non seulement le sang ne coulerait plus et Amatìrë serait sauvée, mais en plus, sa moitié maléfique devrait se calmer… pour mieux être maîtrisée…
Or, il s’aperçut bien vite qu’il y avait un petit problème… La jeune princesse à bout de force n’avait plus assez d’énergie pour soigner les dégâts dans sa totalité.

*Misère* se répéta-t-il à nouveau. Et là, ce n’était plus pour lui…
Sans attendre une seconde de plus, Arthur se dévêtit de sa chemise déjà bien tâchée de sang et la pressa contre la plaie béante, tout en parlant à sa douce. Il ne fallait pas qu’elle tombe dans les pommes. Et il ne fallait pas qu’il ait l’opportunité de la croquer.

-Amatìrë… Je vais vous administrer un remède efficace. L’ « Eloodioos »… C’est un peu douloureux, mais il vous sera bienfaiteur par la suite, croyez-moi…
Sur ces quelques mots, Arkandias prononça une formule dont seule quelques élus avaient l’honneur de contrôler. Peut-être Amatìrë connaissait-elle cet enchantement ? Si oui, elle devait être au courant qu’une fois celui-ci utilisé, le propriétaire du sortilège était vidé de ses forces. D’habitude, la formule guérisseuse n’était utilisée que lors de graves infections et blessures quasi inguérissables. C’était donc un « honneur » de se le voir offrir, alors que sa souffrance n’était pas des plus terribles.
Arkandias voulait être sûr de son coup, aussi il utilisait les grands moyens. Il prononça les mots fatidiques, au même instant que sa respiration reprenait son cours habituel.

Arthur a-t-il réussi à maîtriser son deuxième « lui » pendant les quelques secondes qui s’écoulèrent après la formule ?
Je dirais que oui, car il venait de s’écrouler à terre…
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Inay
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Sam 23 Juin - 22:00

Le silence régnait sur le champ de bataille. Seul rompus par la respiration courte, trop courte, de la jeune femme, et les paroles de l’elfe.
Des paroles qu’elle n’écoutait qu’à peine. Elle avait été surprise, très surprise, quand il l’avait empêché de le soigner. Une surprise qui se révéla sur son visage. Bien évidemment, la « demi-elfe » tenta de résister, mais elle n’y mit pas toutes ses forces. Elle se sentait un peu détachée, plus vraiment consciente de ce qui se déroulait devant son regard fatigué.
Lorsque sa propre magie entra en contact avec la plaie de sa tête, les doigts de la demoiselle se crispèrent brutalement et elle retrouva assez de forces pour repousser la main d’Arthur, brusquement. D’où l’impression qu’il eut que la magie de la jeune femme était tarie, ce qui ne tarderait pas à être le cas.
La marque dans son dos commençait à pulser, sentant l’aura maléfique qui provenait de la partie sombre de l’homme. Pulsation si douloureuse qui lui donnait envie de s’arracher la peau, ne serait-ce que pour ne plus être marquée comme un animal, ne plus sentir cette douleur qui la faisait se tordre au sol.
Pulsations qui sapaient les quelques forces qu’elle avait pu sauver, et qui commençaient à rendre l’Eloodioos d’Arthur indispensable pour la survie d’Amatìrë.
La main de la jeune femme se crispa sur le sol, muscles tendus sous l’accès de douleur.
Les deux jeunes gens luttaient contre une partie d’eux-mêmes qu’ils tentaient de cacher à l’autre. Ils n’en voyaient probablement pas l’ironie, mais cette situation l’était.

Toujours est-il que la main de la demoiselle glissa, la faisant à moitié s’écrouler sur le sol. Elle vit son compagnon qui s’apprêtait à la soigner. NON ! Non, il ne devait pas !
Elle voulut lever une main vers lui, pour l’empêcher de prononcer cette maudite formule, mais il s’écroula avant qu’elle n’eut le temps de la tendre. Elle ne put que le regarder s’effondrer, ses yeux émeraude posés sur l’homme inconscient.
Amatìrë plissa les yeux, ses mains broyant la terre alors qu’elle luttait contre la douleur de son dos. Elle posa son bras sur Arthur, cherchant à le protéger, et se laissa sombrer.
Son corps mince s’écroula sur celui de l’elfe, sa chevelure taché de sang s’échoua sur le sol ensanglanté et les cheveux noirs de l’homme. La dernière chose qu’elle vit en fermant les yeux, ce fut les jambes de Thernys qui arrivait au galop, suivis de quelqu’un d’autre.
Et le monde devint noir…

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La jeune femme n’ouvrit pas les yeux tout de suite. Elle entendait distinctement le crépitement du feu, son qui couvrait tous les autres. Autres sons qu’elle n’avait pas envie d’entendre. Elle se sentait plutôt bien.
La demoiselle sentait qu’elle était étendue sur une couverture de laine rugueuse, elle sentait la chaleur du feu sur sa peau, la fraîcheur de la nuit dans son dos. Son dos qui ne lui faisait plus mal.
Etendant un peu son esprit, elle entendit un cheval qui broutait non loin. Un seul cheval.
Elle entendit les cris des oiseaux nocturnes, et le chant des étoiles. Le cri d’un loup dans le lointain. Et elle entendait la respiration paisible d’Arthur non loin. Un petit sourire apparut sur le visage de la demi-elfe, qui n’ouvrit pas les yeux. Oui, décidément, elle se sentait bien.
Un nez vint se loger dans son cou. Les vibrisses de l’animal titillaient la gorge d’Amatìrë qui se décida à rouvrir les yeux.
Son regard se planta dans les flammes qui dansaient, à quelques centimètres de son visage. Elle avait un bras étendu sous la tête, l’autre plié contre elle, et elle était allongée sur le coté. Les yeux toujours dans les flammes, la guerrière vit son compagnon qui dormait de l’autre coté du feu. Lui aussi était étendu sur une couverture, mais il se reposait sur le dos. Arthur avait vraiment l’air plus calme et détendue comme ca. Très mignon… Elle serait peut être tentée de confirmer les mots de Katakh en fin de compte. Petit ami…
Non. Ca n’en valait pas la peine. Juste quelqu’un qui resterait un an ou deux, puis lui briserait le cœur à nouveau. Son cœur si fragile, mis en miette trop de fois, bien trop …
D’accord, il était beau, polis, galant, courageux, intelligent et intéressant. Mais ca restait un homme, être auquel on ne pouvait foncièrement pas faire confiance dans le domaine de l’amour. La demi-elfe avait mis la clé sous la porte, abandonnant l’idée de ne faire qu’un avec un autre. Pas la peine… Le chagrin estompe toujours les souvenirs heureux.
Am’ tourna lentement la tête vers la prairie qui était un peu plus loin du cercle de lumière des flammes. Oui, c’est bien ce qu’elle pensait. Thernys paissait un peu plus loin. La belle jument palominos releva la tête lorsqu’elle vit que sa maîtresse était éveillée. Pour ne pas réveiller l’elfe, la douce monture se contenta d’encenser pour saluer la demoiselle, au lieu de hennir. Thernys approcha doucement et donna un petit coup de nez dans la tête d’Amatìrë. Maintenant qu’elle ne dormait plus, elle devait se lever.
Soupirant, la demi-elfe se redressa sur le coude.
C’est à cet instant que son regard tomba sur le parchemin plié entre elle et le feu. La lumière se fit dans son esprit. Bien sur, les couvertures, et le feu, n’étaient pas arrivées toutes seules. Et ils n’étaient plus au même endroit, et Reïtos, n’était pas là… Soupirant à nouveau, la jeune femme prit le parchemin, et caressas les naseaux de Thernys du bout des doigts. Un contact télépathique se forma..


* Thernys…. Que c’est il passé ? *
* Vous êtes tombés. La dame noire est arrivée, et vous à amenés ici avant de te laisser un message. Vous ne vous êtes pas réveillés… *
* Combien de temps avons-nous dormi ? Quelle dame noire ? *


Un certain soupçon commençait à effleurer à la surface de son esprit. Dame Noir, n’était-ce pas ainsi que … ?

* Une femme avec la peau plus sombre que le pelage de Reïtos, et les crins plus blancs que les miens. *
* Et ses yeux ? *
* Un doré, et un argenté. *
* Bien sur …. J’aurais du m’en douter. Et combien de temps avons-nous dormi ? *
* Vous avez dormi la fin d’un jour, une nuit, et un autre jour. La Lune est levée depuis quelques heures seulement. *
* Tant de temps ? *
* Oui. *


Une angoisse soudaine serra le ventre de la marchombre. Presque deux jours… Si Arthur n’avait pas été soigné, il avait peut être succombé à ses blessures. La peur soudaine qu’elle éprouva pour l’elfe la surprit elle-même.
Elle tourna la tête vers Arthur, et constata qu’il était torse nu. Quelqu’un avait pansé ses blessures. Un soulagement au moins égal a son effroi s’empara d’elle. Décidée, la demi-elfe ouvrit le parchemin.

A la lumière du feu, elle le lut, l’air un peu agacée. Enfin, ayant achevé sa lecture, elle jeta le papier dans les flammes. Pendant quelques minutes, elle resta ainsi, dans la contemplation du brasier dévorant le message.


« C’est tout elle ca … Elle ne peut pas se mêler de ses affaires. »

* Même si son aide à été utile pour une fois … *


Tournant la tête, Amatìrë observa le ciel. Les étoiles brillaient beaucoup ce soir, et la lune se reflétait dans ses yeux émeraude. Etrange. D’habitude, ils repassaient au gris après qu’elle ait repris des forces. Le sortilège avait du être brisé. Tant pis, elle ne retournerait pas à Deleïr de toute façon…
Le regard de la demoiselle se posa alors sur le campement. C’est alors qu’elle remarqua une barrique d’eau chaude, et des pansements propres.
Un petit sourire ironique apparut sur les lèvres de la jeune femme.


« Evidemment… » murmura t’elle.

Se relevant, elle prit la barrique et s’assit à coté de l’homme. La marchombre le regarda en silence quelques instants. Il était vraiment beau… Très beau même. Mais elle ne comprenait pas son attitude. Il semblait ne pas vouloir se rapprocher d’elle, mais parfois se contredisait. Elle ne savait plus sur quel pied danser.
Mais c’est vrai, il la faisait craquer quant il avait l’air vulnérable comme maintenant.
Après s’être assurée qu’il dormait profondément, elle se permis de caresser délicatement le visage d’albâtre de l’homme. En espérant qu’il ne le saurait jamais.
Toujours avec cette douceur intrigante, elle entrepris de changer ses bandages. Les plaies avaient meilleurs états, mais maintenant qu’elle avait retrouvé des forces, elle allait pouvoir agir.
La jeune magicienne posa ses doigts sur la plaie de l’épaule, et laissa sa magie couler dans le corps d’Arthur. Elle ne pouvait qu’encourager le corps de l’elfe à guérir plus vite, ses actions étaient limitées sur le corps de quelqu’un d’autres.
Doucement, elle frôla la plaie qui barrait son torse, et entreprit de le soigner de la même façon. Après avoir remit des pansements, elle recula quelques peu, et posa ses mains sur ses genoux pour réfléchir.
Il avait vraiment eut beaucoup de chance. La lame qui avait transpercé son épaule était passé à ça d’une artère principale, et l’autre coup avait ripé sur les côtes au lieu de lui percer le cœur ou les poumons.
Les longs cheveux de la demoiselle masquaient l’expression de son visage à Arthur. Une mèche devenue blanche striait la chevelure de la demi-elfe là où son crane avait été ouvert, seule marque de leur petite échaffourée avec les Mercenaires.
Mais Arthur allait-il bientôt se réveiller ?
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Arthur Arkandias
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Ven 24 Aoû - 18:49

Le soleil est à son zénith. Mais la lune est présente dans le ciel. Partout, des champs. Et nul part, des étendues glacées.
Il fait sombre, et pourtant je suis aveuglé par la lumière environnante. De toute part, des chants, des paroles, des cris et des sombres murmures. Tout ceci est assourdissant et tellement enivrant à la fois.
Etrangement, je ne suis pas terrifié. Simplement habitué.
Le froid a beau me briser les os, me manger le peu de sang et de chair qu'il me reste, je n'en reste pas moins silencieux et calme. Je pense à toi, tu sais…
Une fois déjà, je suis venu visiter ce lieu -sans le vouloir vraiment. Et à nouveau, je me retrouve ici. Ma deuxième maison, en somme.
Une impasse entre la vie et la mort. Seul les êtres de ma race y accèdent. Ici, pas de tribunaux, pas de jugement dernier. Seul un espace infini où je dors en attendant d'être délivré.
Combien de temps encore vais-je rester dans ces terres hostiles ? La puanteur du lieu m’insupporte, même si mes narines sont insensibles à toute odeur. Sans doute est-ce les cadavres de mes frères…Ceux que je renie depuis des siècles. Ceux qui m’ont emprisonnés.
Saches, ma douce, que la mort ne m'a pas emporté. Pour être exact, elle ne le pourra jamais. Je suis damné, condamné à être immortel. Mais je préférerais cent fois mourir que d'errer ainsi pendant des éternités. Des éternités sans toi.
Les êtres qui me sont cher auront disparu à mon réveil. Perspective qui ne me plaît pas ; perspective que je haïe. Parce que, tu es à toi toute seule, l’ensemble des êtres qui me sont cher. Je n’ai ni famille, ni ami. Tu es l’unique personne à pouvoir me garder en vie dans ces lieux dépaysant ; c’est grâce à toi que je ne brûle pas encore en enfer.
Amatìrë... Douce princesse... Ne te reverrais-je jamais un jour ?
La bataille qui a eu lieu était inattendue, imprévue. Les mercenaires étaient bien entraînés, malgré leur capacité joliment réduite face à ton talent. Ton immense talent…
Mais, malheureusement, je me retrouve ici. Et toi ? Où es-tu ? Es-tu morte ? Amatìrë, es-tu morte ?
La simple pensée de ne jamais te revoir me brûle le dos, me déchire le coeur et extermine mon âme entière. J'ai mal, tu sais. J'ai très mal. Mais ma souffrance n'est rien comparée à mon chagrin. Tu me manques déjà… Tu me manques tellement…
Amatìrë... Douce princesse... Je suis impardonnable. Je suis faible. Je suis… un moins que rien…
Par ma faute, tu es peut-être passée dans l’autre monde. Le Paradis…
Oh… Les larmes grisonnent ma voie, m’embuent la vue. Ma tristesse est immense, ma douleur pour toi est infinie. Tellement indéfinissable…
C’est à cause de cette diabolique moitié. A cause de cette morsure ancestrale que je n’ai pu te défendre correctement. T’épargner de souffrir, toi aussi…
Je suis si stupide, si misérable...
Et malgré tout, je continue de t'aimer. Si fort, si passionnément. Je t’aime. Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime comme jamais je n’ai aimé. Comme jamais je n’aurais cru pouvoir aimer…
Quel sot je fais… Je ne te mérite pas et tu n'as pas besoin de moi. Je suis lamentable.
Mais mon coeur s'embrase, résiste tant bien que mal à la simple image de ta silhouette, de ton sourire.
Tes yeux, ta bouche, tes mains, ton savoir vivre, ton indifférence, ta beauté, ton intelligence, ton originalité, tout ça...
Tout ça…
J’aurais aimé pouvoir te toucher… te dire mes sentiments… si étranges…. Te dire que je t’aime…

Oh…Amatìrë... Douce princesse... Ne te reverrais-je jamais un jour ?
Ne te reverrais-je jamais...
Ne te reverrais-je...
Ne te reverrais...
Ne te...
Ne...
...

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Un doux vent caressait le visage d’Arthur, lui offrant tout l’oxygène dont il avait besoin pour se maintenir en vie. Petit à petit, sa respiration redevenait régulière. Il sentait l’atmosphère apaisante qui l’entourait. Cette sensation de paix et de sérénité.
Etrangement, il n’avait plus mal, comme si toutes ses souffrances physiques avaient disparues. Son cœur n’était plus aussi lourd à porté ; il n’avait plus besoin de se défendre contre la douleur.
Quelques secondes s’écoulèrent, et son ouïe se rétablie correctement. Il entendait le crépitement d’un feu, non loin. Et plus près, une seconde respiration.
Qui était-ce ? Qui se trouvait à ses côtés ?
Arkandias ne pouvait encore savoir. Mais il espérait de toute son âme que ce soit elle. Celle qu’il aimait. Il souhaitait qu’elle soit toujours en vie, en pleine santé.
Même si sa souffrance s’était évaporée en même temps que son réveil, il lui fallait encore un certain temps pour s’adapter à ce retour à la vie.
Au bout de quelques minutes, Arthur retrouva enfin l’énergie qui lui était nécessaire pour demeurer maître de son corps et de ses sens. Il prit donc l’initiative d’ouvrir les yeux.
Ses paupières étaient terriblement lourdes à soulever, mais ce qu’il aperçut lorsqu’il ouvrit les yeux valait bien tous les efforts inhumains de ce monde.
Elle était là, assise près de lui. Son visage quelque peu soucieux était toujours aussi beau, aussi pur. Le regard de la jeune femme était posé sur lui, empli de tendresse. Et il ne tarda pas à croiser le sien.
Alors, ce fut comme un choc. Le cœur d’Arthur se mit à battre plus vite que d’habitude. Dans sa poitrine, il entendait son propre chant sanguin.
Boum Boum Boum Boum.
Plus que jamais il se sentait vivant. Il se sentait renaître.
Toutes les cellules de son corps s’activaient à merveille ; une magnifique sensation se mêlait à son corps marmoréen, lui offrant en quelques secondes le reste d’énergie qu’il aurait assimilé au terme de nombreuses heures de repos.
Avec empressement, il se releva de sa posture allongée et s’appuya sur ses deux bras. Lorsqu’il releva la tête, son visage se retrouva malencontreusement à quelques centimètres de celui d’Amatìrë. Confus par le tourbillon d’émotions qui se bousculaient dans son cerveau, il ne savait trop quoi dire, trop quoi faire. Reculer ? Remercier la jeune femme de l’avoir sauver ?
Dans cet immense dilemme, Arthur décida d’écouter le petit cœur dans sa poitrine, qui battait la chamade.
Boum. Boum. Boum.

-Amatìrë… commença-t-il avec peine. Amatìrë… Je suis si heureux de vous revoir. Je croyais vous avoir perdu à jamais. Je croyais que…
Ses cordes vocales se crispèrent et ses yeux commencèrent à s’embuer. Arthur résista tant bien que mal contre les larmes qui apparaissaient aux coins de ses beaux yeux émeraude.
*Sois fort et ne pleure pas !* se répétait-il inlassablement, tel un mantra apaisant.
Emporté dans son élan émotionnel, il fixa longuement la jeune femme, d’un regard où se mêlait soulagement, joie et une infinie preuve d’amour.
Sa princesse… Elle était si belle, si douce… Si…
N’y tenant plus, Arthur se redressa et attrapa doucement la nuque de la demoiselle, prenant grands soins de ne pas la brusquer. Pour la première fois, c’était lui qui prenait l’initiative de se rapprocher d’elle et non l’inverse.
Leurs visages à quelques millimètres l’un de l’autre, il la contempla encore quelques instants, hésitant une dernière fois. Et puis, sans vraiment réfléchir, sans vraiment en avoir conscience, il déposa délicatement ses lèvres sur celle de la princesse.
Une seconde. Une infinie seconde. Puis il l’embrassa.

Tout son être était alors éclairé d’une lumière apaisante, enivrante. Plus rien ne pouvait le contredire, le faire changer d’avis. Il l’aimait. Il l’aimait profondément.
Et par cet intense baiser, il lui déclarait sa flamme. Les mots n’auraient pas été assez forts, pas assez puissants pour lui exprimer ce qu’il ressentait. Plutôt maladroit, Arthur n’aurait sût lui avouer autrement ce que son cœur lui criait.

Ce baiser passionnel dura quelques minutes. De ses mains glacées, Arkandias caressait la joue de son aimée, glissant parfois ses fins doigts dans la chevelure de la jeune femme. Une douceur, une infinie douceur…
Enfin, il recula légèrement la tête, tout secoué par cet échange. D’une voix à demi brisée, il murmura de brève excuses.

-Pardonnez-moi… Je n’aurais pas dût… Je…
Sur son visage à la peau translucide, on ne distinguait aucune trace de rougeur. Pourtant, ce baiser avait réchauffé son corps entier, tel une douche brûlante sur un homme de glace. Intérieurement, il se sentait rougir, il était émus et chamboulé. Extérieurement, il paraissait simplement confus. Confus et terriblement désolé.

[Hors-RP : Navrée, je ne suis pas très fière de mon post ^^;; J'espère que ça te convient tout de même...]
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Inay
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Dim 23 Sep - 15:00

Les premières couleurs de l'aube se répandaient sur le ciel, annonçant le retour du soleil sur la Terre. Rouge, rose, violet, orange. La voûte céleste se teintait de mille couleurs, apportant la lumière avec elles.
La jeune femme contempla pensivement ce spectacle. Elle avait rouvert les yeux en sentant que l'homme commençait à se réveiller. Pendant la moitié de la nuit, la demoiselle était restée dans un état de veille, attendant simplement.
Un coup de vent fit voler ses longs cheveux devant son visage, mais ne put faire cesser sa réflexion. Comme souvent, elle pensait à sa fille.
Sa fille à elle.
Comment pourrait-elle l'appeler ? Mirage ? Aube était un joli nom aussi. La princesse était dans une période de grands changements, et entre son retour pour Féorya, sa grossesse, les cauchemars qui la hantaient, et ses sentiments qui commençaient à éclorent pour le vampyr, elle était perdue. Totalement.

La Dalharen reposa son regard d'émeraude sur le corps immobile de l'homme. Elle le sentait qui se réveillait, son rythme cardiaque et sa respiration n'étaient pas les même que lorsqu'il se reposait. Alors, elle attendit.

Oh Dieux... Elle ne se souvenait plus qu'il avait de si beaux yeux...
Arkandias avait finit par rouvrir les yeux, et il lui semblait qu'il avait planté son regard directement dans le sien. La jeune femme n'eut pas le temps de se composer une expression indifférente, qui aurait de toute façon été une insulte pour l'elfe, aussi ne chercha t'elle pas à masquer son soulagement en le voyant revenir parmi les vivants. ( Délicieuse ironie... xD )
Pas qu'elle était inquiète... M'enfin... Oh et puis zut !
Elle était inquiète, et elle vous emmerde. Nan mais, c'est qui le chef ici !?

La demi-elfe sourit à notre cher comateux, une façon comme une autre de lui souhaiter la bienvenue.


" Il était temps. " Se moquât-elle gentiment. La voix douce de la princesse était chargée d'un amical amusement.
Enfin, elle réussit à placer ca juste avant que son ami commence à parler sans s'arrêter.
Lorsque Arthur s'était redressé, le premier réflexe de la demoiselle avait été de l'aider, de poser ses mains sur ses épaules pour l'empêcher de retomber. Mais elle s'était retenue, histoire de ne pas froisser son ¤¤¤¤ d'orgueil de mâle. Elle détestait cet orgueil stupide, mais son but actuel n'était pas de blesser le vampyr, aussi avait-elle maîtrisé son élan.

La guerrière n'osa pas l'interrompre dans sa tirade paniquée. Elle mit cela sur le compte du choc.
Oui, mais quel choc ?
Celui de l'épuisement consécutif à son sortilège de guérison ?
La jeune femme se mordit la lèvre inférieure pour ne rien dire, et ne pas bouger.

Ils étaient terriblement près.

Elle lui retourna son regard, si calme. Elle avait bien vu la flamme dans le regard d’Arthur, cette flamme qui la réchauffait et lui faisait peur à la fois. Regarder cette flamme, c’était comme se réchauffer à un incendie, un incendie qui l’encerclait, sans lui laisser la possibilité de s’échapper.
Sous ce regard, elle se sentait pétrifiée et vulnérables, comme un lapin hypnotisé par un serpent.. Et elle ne voulait pas échapper à ce regard pourtant, même en devinant qu’il pouvait causer sa perte.

Néanmoins, lorsque la main glacée du vampyr se posa sur sa nuque, elle tressaillit violemment. A dire vrai, la guerrière ne s’y attendait pas, venant de lui. Et surtout, elle ne comprenait pas.
D’accord, il y avait ce regard. Ce regard si brûlant qui souvent la faisait frémir, inconsciemment. Mais malgré tout, elle ne comprenait pas.
Ou plutôt, elle ne voulait pas comprendre. Parce que comprendre, ce serait définitivement changer ce qui se passait dans sa tête, ce serait mettre fin à cette si nouvelle amitié, et ce serait embarquer l’homme dans un monde cruel, lui imposer une dure injustice … Parce qu’il n’était pas de sa race.
Et tout ca, cela lui faisait peur.
Son regard reflétait sa surprise, son incompréhension, et peut être un peu, sa détresse.

Et pourtant, lorsque leurs lèvres se frôlèrent, elle ne chercha pas à reculer. Et lorsque ses même lèvres s’unirent, elle ne voulut pas fuir, répondant au baiser de cet homme.
Et enfin, lorsqu’il l’embrassa, ses peurs s’étaient évanouies. Juste cette certitude, totale. Oui, elle ressentait quelque chose pour le vampyr, quelque chose de fort. Un petit germe d’amour qui croissait en se nourrissant de la ‘déclaration’ d’Arthur. Ce sentiment grandissait en elle, étendant ses racines dans son âme, mais malgré tout, elle n’était pas prête.

Elle n’était pas prête, car elle n’avait pas encore cette force là, elle était incapable d’assumer ses émotions en une période où cela était déjà difficile. La jeune femme ne pouvait pas repousser Arthur, lui dire que ce n’était pas réciproque, pas plus qu’elle ne pouvait s’arracher un bras. Mais elle ne pouvait pas non plus lui dévoiler son cœur.
Elle avait celé tant de choses, il y avait tant de zones d’ombres dans ce qu’elle lui avait dit …

Aussi, c’est presque en hésitant que sa main frôla délicatement la joue glacée de l’elfe. Une timide caresse, presque imperceptible.

M’ouaie … Disons que le fait qu’Arthur embrassait trèèèèèèès bien aidait franchement la demi-elfe à oublier ses peurs. Nan mais c’est vrai ! Quand il y a THE beau gosse qui vous embrasse comme un dieu, comment voulez vous penser à autre chose que ledit beau gosse ?


[ On sentira dans ce passage que la narratrice manquait franchement d’inspiration … Paix à son âme. Amen ]

Le baiser pris fin ( au grand damne des deux tourtereaux xD mais il fallait bien respirer aussi. ) Dire que la demoiselle avait été surprise par l’ampleur des sentiments d’Arkandias serait un euphémisme…

Le vampyr finit par reculer la tête, laissant à la marchombre le loisir de détourner la sienne, sans pouvoir masquer ses pommettes qui avaient pris une teinte très … rouge.
Oui vous m’avez bien compris, la demoiselle rougissait, et elle n’arrivait plus à regarder son compagnon dans les yeux. Elle était, elle aussi, gênée, déstabilisée, bouleversée… Et émue également.

Avant qu’il ne puisse continuer à balbutier des excuses, Am’ posa ses doigts sur les lèvres du guerrier, lui intimant doucement de se taire.
Les excuses étaient inutiles, ce qui était fait était fait.
Mais surtout, c’était à Amatìrë de s’excuser, pas à lui.


* Tu vaux tellement mieux que moi … Arthur. *

Si … Si elle n’était pas entrée dans sa vie, si elle l’avait laissé en paix ce jour là sur le Rocher, si elle ne l’avait jamais rencontré dans les Plaines Oialiennes … Alors il aurait pu vivre en paix, continuer sa vie loin des guerres, trouver une femme honnête qui lui aurait fait des enfants et serait restée à ses cotés pendant des siècles, dans une jolie maison n’importe où dans le monde.
Mais voilà … Elle, elle était arrivée, et en même temps, avait totalement chamboulé la vie de l’elfe.
Elle. Il avait une vision si fausse d’Elle.
Elle n’était pas une jeune femme gentille et joyeuse qui souriait tout le temps en riant. Elle n’était pas non plus une noble princesse innocente et fragile à la recherche d’un protecteur.
Elle était Elle. Sombre comme la nuit, solitaire. Capable de tuer à peu près n’importe qui sans effort, d’un tempérament souvent mélancolique et nostalgique lorsque l’on la laissait seule avec Elle même.
Et Elle, elle n’était pas certaine de pouvoir changer ce qu’elle était, même pour lui.


* Tu vaux beaucoup plus que ce que je ne pourrais jamais donner tu sais… *

La Dalharen lutta contre une partie d’elle-même qui voulait se jeter au coup de l’homme, l’enlacer tout simplement parce qu’elle avait besoin d’un contact, n’importe lequel.
Parce qu’à cet instant, elle se sentait terriblement seule, et tout aussi terriblement loin.
Loin, derrière la barrière qui les séparait…
Oui elle l’aimait, c’était encore un sentiment timide, qui n’osait pas refaire surface, qu’elle n’osait pas affirmer.
Qu’elle n’osait pas encore affronter en fait. Et si on lui laissait un peu de temps ? Est-ce qu’elle pourrait trouver cette force là ?
Arthur avait fait le premier pas, elle ne serait pas lâche au point de refuser d’avancer…


[ Post nul, je l’admets. Mais j’ai des circonstances atténuantes. ]
[ Edit ->> Le nom finalement choisi pour la fille d'Amatìrë est ... * roulement de tambour * ... Elei.
Cela signifie Rêve ^^ Je ne voulais pas l'appeller Mirage au final, ca me faisait trop penser à un autre perso du même nom.
bye ! ^^ ]
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Mar 6 Nov - 21:27

    Le soleil ne tarderait pas à se lever
    Tourtereaux il faut vous hâter
    Le bateau n'attends pas
    Et sans vous partira
    Déclaration
    ou abandon ?

    ( Ou, comment uper poétiquement un topic en attente xD

    Et pendant que j'y pense, voici à quoi ressemble le très cher Katakh, que vous avez verbalement combattut il y a quelques messages :

    )

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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Ven 16 Nov - 22:53

Arthur restait comme pétrifié, incapable de prononcer ou faire quoi que ce soit. Dans son corps, une sorte de chaleur ambiante s'était répandue, et maintenant, baigné dans son sentiment de confusion, la température en devenait presque étouffante.
Son regard, absorbé dans une sorte de contemplation vague et larmoyante, avait pour point de repaire la bouche si douce et sucrée que ses lèvres avaient eut l'honneur d'effleurer, avec crainte et pêcher.
Presque incompris, ce geste révélateur et, honnêtement, délicieusement agréable, était quelque peu difficile à accepter. Le bel Elfe demeurait subjugué par cet instant sensationnel, cet amour qu'il avait osé déclaré à Amatìrë, princesse du royaume, fille de Dalharen, et pour lui-même, la femme qui avait sût, à l'inverse de tant d'autres, transpercer son coeur d'un coup de foudre presque alarmant.
Les choses se compliquaient... Arkandias n'avait nullement prévus le culot dont il avait fait preuve, et à présent, il s'en voulait et comptait réellement se châtier pour avoir agis sans réflexions, sans même soupeser le poids de son acte. Serait-il resté dans l'ombre, à l'assaut des batailles, ou bien encore dans sa prairie de rochers où il dormait en chevalier solitaire, nomade fou allié, mais avant tout déserteur et proie « humaine », voilà qui aurait été fort bien ! Pour lui, pour elle, pour tout le monde - y compris les nombreux cadavres sur son chemin.
Pourquoi diable avait-il fallut qu'il se manifeste ? Son séjour à Cala n'était ni plus ni moins qu'une visite, une escorte due à la demoiselle qui l'avait sauvé et qu'il avait -eh oui, chacun son tour- secourue. En raccompagnant la belle, Arthur s'était pourtant juré de repartir, de ne s'attacher à rien ni personne, de refuser la découverte, d'oublier ensuite.
Ah, et qu'en était-il aujourd'hui ? Qu'en était-il, pauvre sot ? Voilà devenu un soldat de renom, assoiffé de vengeance et tuant sans ressentis, avec dans ce corps d'athlète, de géant bloc de glace meurtrier, des idées saugrenues enfouies sous une haine presque lassante - au summum même de la fainéantise guerrière, en piètre courtisant de damoiselle Amatìrë, jeune femme de sang royal et, à laquelle, sous la fatalité de l'amour et ses valeurs -oh, qu'il en soit remercié, l'amour !- il était dorénavant épris de tout son être, désamorcé par la simple idée de renoncer à elle et la nouvelle vie.
« Aimer, ou comment tomber dans des problèmes surdimensionnés », voilà un bon titre qui conviendrait sans grossièreté aux aventures d'Arthur, l'Elfe rejeté du monde et de ses frères.
Changer ? Bien sûr, Arthur pouvait changer et faire de cette relation naissante, une liaison à peu près vivable et simplifiée. Avec un peu de volonté, il changerait le monde et bâtirait une maison, loin, loin d'ici. Comme des oiseaux, ils construiraient leur nid, et même s'il est vrai que les hirondelles marchent sur un fil, il n'en reste pas moins possible de voler à tout instant. Après tout, les tourtereaux savent chanter.
Pour elle, Arthur se brûlerait les ailes, se plieraient en quatre et affronterait les méfaits de l'hiver. Pour elle, l'Elfe serait prêt à abandonner son existence d'entant et démarrer une vie aux profils inconnus, en espérant et croyant dur comme fer qu'aucun chemin ne séparerait leurs âmes enlacées.
Les chaînes, les périples, les barrières et les obstacles qui se dresseraient devant eux, peu importe. Parce que la vie vaut d'être vécue, et qu'elle ne peut qu'en être plus belle à ses côtés, Arthur tiendrait tête et n'abandonnerait pas de si tôt le combat d'un amour aux contraintes.
Avec foi, tout s'envisage. Cependant, encore faut-il avoir la force et le courage nécessaire pour s'engager dans cette aventure.
*Et ne pas faire souffrir, comme il en fut déjà le cas* pensa-t-il, sans intentions -même ardûment dissimulées- de compléter la narration écrite au dessus.
Pour Arthur et bon nombre de personnes, Amour rimait avec Souffrance et Sombres Révélations. Bien que ses croyances en la matière étaient fondées sur des faits réels -tout comme ces êtres anonymes- l'origine même provenait d'expériences malencontreuses, au mauvais final et temps perdu à guérir des blessures internes.
En s’engageant, en continuant cette histoire toute fraîche et débutante, Arthur encourait le risque d’infliger à sa belle les douleurs et ressentis néfastes qu’amenaient toujours les consonances du mot « Amour ». Alors que son cœur lui dictait persévérance et ardeur, sa logique lui exposait tous les risques à encourir.
Que faire ? Que faire ? Que faire ?
Pour le bien d’Amatìrë, il devait s’éloigner, partir et être oublié. Pour qu’elle puisse vivre sans craintes d’être attaquée par sa moitié sombre et sanguinaire, pour qu’elle ne reçoive ni jugement, ni regards interdits. Pour… qu’elle n’éprouve plus la douleur qui sommeillait dans son regard, tel des souvenirs continuels imagés et gravés au travers des prunelles.
Les sentiments, les doutes… Arthur prit sa décision.

-Amatìrë… prononça-t-il, la voix roque et inaccoutumée aux au revoirs. Amatìrë… je vous remercie.
Sa main glaciale s’aventura dans les cheveux ébène de la jeune femme, offrit une dernière caresse à sa joue chaude et douce, et les yeux de l’homme contemplèrent avidement, comme pour graver cette vision dans sa mémoire, le somptueux visage qu’il ne reverrait sûrement avant de longues années, si ce n’est jamais.
-Grâce à vous, j’ai passé quelques journées magnifiques en compagnie d’une demoiselle qui l’en est tout autant. Sans doute les plus beaux instants de ma vie…
Se dégageant tout doucement de la jeune femme et poussant sur ses jambes encore affaiblies, Arthur se releva des herbes séchées et se dressa devant elle, à la lumière du feu. L’aube apparaissait timidement derrière sa grande silhouette.
-Toute bonne chose à une fin, et ce n’est pas sans peine et dégoût de ma propre personne que je vous quitte, douce princesse… J’en souffrirai, croyez-moi, je n’en demeurerai point de marbre. Mais l’avenir appartient aux gens honnêtes et bons. Ma destinée est toute tracée, je ne ferais que gaspiller la votre en vous côtoyant. Jeune, ambitieuse, séduisante et résistante vous êtes ; la vie, quoique farfelue en ses moments, je vous l’accorde, ne serait que vous êtes agréable. Profitez des opportunités et continuez d’aimer, cela en vaut la chandelle.
Il lui sourit, du mieux qu’il put, tentant tant bien que mal de cacher cette infinie tristesse qui le maintenait encore sur place, à débiter des paroles plus difficiles les unes que les autre.
-Je ne saurai vous dire qu’une chose : Je vous aime et aussi nombreuses que seront les années, rien n’y remédiera. Jamais.
Accablé par des sanglots qui désiraient remonter à la surface, Arthur se débattait contre les pincements de son cœur, le nœud qui se créait dans sa gorge et se resserrait de minutes en minutes.
-Oubliez-moi, épargnez-vous des peines inutiles. Je ne vaux aucune de vos larmes, Amatìrë.
Sur ces quelques mots, l’Elfe dévoila ses canines vampyriennes et se mordit promptement le bout du pouce. Du sang coula, et il traça quelques schémas compliqués sur son bras dénudé, reliant le tribal à son cœur.
Arthur inspira, regarda une toute dernière fois la femme pour qui il se sacrifiait, pour qui il s’exilerait et vagabonderait de nouveau. Son regard émeraude plongeant dans le sien ; le départ était dur…

-Soyez heureuse, murmura-t-il, le cœur battant.
Puis, dans un bruit sourd et sifflant, Arkandias disparut.


[Hors-RP : J’espère que ça te conviendra ^______^]
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Ven 16 Nov - 23:17

    [JE VAIS LE TUER ! >.< * la narratrice s'énerve * ]



    [ Bon... Il est très beaux ce post... Moi z'aime... Mais quel crétin... quand même... Il va en baver... ELLE va lui en faire baver... Enfin, ELLES... J'vais l'tuer... Quoi que non... Mon perso m'en voudrait ]

    [ --------------> [] * sort * ]

    [ Ok, j'vais me coucher au lieu de débiter des aneries xD M'enfin... Z'aime ce post... Je te laisse l'honneur de clore ce topic ( il doit bien avoir presque 6 mois nan ? xD ) Bonne nuit toi ^^ ]
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   Sam 17 Nov - 12:25

[Waouw... Une admin qui ne respecte même pas le règlement ! ^_______^
Il est bien inscrit dedans qu'AUCUN messages Hors-RP ne sont accepté sans post à la suite dans les lieux RP Laughing Tu fairas donc le ménage, ah ah !!! XD
So, au lieu de faire cette jolie moue indignée, je te conseillerai d'attendre la suite des aventures pour... qu'Arthur puisse se "rattraper".
(Je te reserves bien des surprises... Wink )
Bonne journée, miss xD]
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MessageSujet: Re: Ballade à cheval [ PV Arthur Arkandias ]   

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