Le Silence Des Arcanes

La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même. Mais parfois, elle est nécessaire.
 
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 Chants de feu

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Hallistrad

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MessageSujet: Chants de feu   Sam 9 Fév - 20:55

Dans le ciel, volait un oiseau, un phényx aux ailes de feu. Libre de toute entrave dans un ciel nuageux. On aurait dit qu'il jouait avec les cumulus. Il laissait dans l'immensité bleue de grandes trainées rouges qui s'effaçaient après quelques instants. Redevenant essence du grand univers. Le jeune Feal continuait de tournoyer, poursuivre les nuages dans leur lent tour du monde, sous les yeux rieurs et amusés du juge du tribunal nocturne, et des avocats étoilés.

Vents de nuits,
Feu de jour,
Univers.


Il semblait avoir oublié les hommes, ici au dessus de cet océan vert, pourtant relativement près de leur domaine. Mais il était ce qu'il était. Un être libre que rien ne devait entraver. Porteur de message d'espoir. Il gardait le souvenirs de contes lointains et d'un autre nom.

Flammes de l'espoir,
Porteur de foi,
Shakestal.


Il associait à ce nom, des souvenirs plus anciens enfouis dans sa mémoire, d'être à la peau sombre et aux poils aussi blanc que la neige. Il battit lentement des ailes pour se laisser porter par les courants d'air chaud et monter, haut plus haut, encore dans le ciel, laissant son regard dériver par dela le grand océan, là ou il volait autrefois, mais il avait exploré toutes ces terres, mais celles-ci restaient vierges de tout. Les cieux lui appartenaient. Il trouverait ceux des Peuples pour leur extorquer leurs légendes, leurs contes, leurs mythes, et peut-être trouverait-il enfin ce qu'il cherchait depuis si longtemps.

Nouvelles contrées,
Rumeurs contées,
Histoire.

Soudain l'oiseau se laissa tomber, en un tourbillon enflammé, si quelqu'un le regardait à ce moment, il ne pourrait que penser qu'une étoile tombait du ciel. A la dernière minute, il déploya ses ailes pour reprendre son envol et passa juste au dessus d'une clairière, rasant la cime des arbres.
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Inay
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MessageSujet: Re: Chants de feu   Dim 10 Fév - 15:03

    Le ciel était fortement éclairé par une étoile d'un genre nouveau, mais ce n'était pas là que se trouvait le regard de la jeune femme. Le bout de ses oreilles pointues frémissait régulièrement alors qu'elle avançait sous la futaie, à la rechercher du moindre son qui pourrait indiquer la présence de ce qu'elle cherchait.
    Un gargouillis cristallin attira son attention et elle se fraya un chemin à travers les branches basses. D'une façon qui la surprenait elle-même, son ventre ne grossissait pratiquement pas, et ne la gênait pas du tout. La demoiselle en venait à se demander si par hasard ce n'était pas l'une des caractéristiques secrètes des Elfes Mortis, tout comme celle d'avoir le cœur à droite et non à gauche.
    En même, cette dernière était plutôt pratique. Pendant un combat, on cherchait à transpercer le coté gauche... Or, le cœur était de l'autre coté. Une des raisons pour lequel il est extrêmement difficile d'affronter un Mortis. Surtout étant donné qu'ils prenaient garde à ne pas dévoiler leurs secrets.

    Mais laissons là ce sujet.
    Amatìrë venait enfin de découvrir ce qui la mobilisait depuis l'aube. Une clairière. Ensoleillée. Herbeuse. Avec une jolie source glougloutante. Et même des fleurs.
    Un petit coin de paradis quoi.
    Un léger sourire naît sur les lèvres de la damoiselle alors qu'elle hésite à avancer en plein soleil. Un éclat dans le ciel la pousse à aller voir.
    Alors qu'elle sort de l'ombre, des rayons de lumière tombent sur ses cheveux et y allument de subtils reflets dorés, argentés sur sa mèche blanche. Cicatrice un peu différente des autres, cette mèche est la seule marque du coup asséné en pleine tête par le Mercenaire du Chaos. La Dalharen s'y est habituée et n'y fait même plus attention.

    En silence, elle fixe le ciel. Un éclat enflammé semblait y jouer, virevoltant entre les nuages. Surprise, elle se perd dans la contemplation de ce petit bout de lumière. Secouant distraitement la tête, elle se reprit à examiner de nouveau la clairière. Il était tout de même rare de trouver ce genre de coin à Daton. Les prospecteurs avaient une nette tendance à abîmer le paysage lorsqu’ils passaient. La jeune fille soupira en songeant aux conséquences de l’amour pour l’or qu’avaient les races bipèdes.

    Chassant ses sombres pensées, elle fredonna un léger air sans paroles, tout bas, alors que ses pieds nus frôlaient les herbes humides. Le soleil de midi n’avait pas encore séché l’humidité de la végétation, et le splendide camaïeu de vert se déroulait sous les regards, les gouttelettes d’eau formant comme des diamants lumineux sur les pétales des fleurs.

    De nouveau, un sourire. Un sourire doux, énigmatique et sans raison. Elle souriait de plus en plus souvent. Levant les mains vers le ciel, elle rit. Un rire argent qui se répercuta sur les troncs alentours. Ce n’était pas ses plaines. Les immensités vertes qui se fondaient au ciel étaient loin, l’horizon qui folâtrait avec les étendues de son enfance n’était pas ici, mais son cœur lui disait qu’elle était chez elle.
    Et elle riait.
    Sans raison particulière, il y avait juste ce rire, et cette joie sans source. Et la danse du vent entre les arbres, ce vent qui lui parlait des plaines sans fin, ce vent qui avait soufflé dans la crinière des chevaux sauvages, ce vent qui portait encore en lui le roulement des innombrables sabots dans les prairies, le rugissement des prédateurs et le parfum des fleurs sauvages.
    Ce n’était pas ses plaines, mais le vent lui en parlait si bien…

    Le rire s’éteignit, mais la joie était toujours là. La jeune femme se laissa tomber dans l’herbe, reprenant son air sans paroles. Ses doigts fins jouaient avec quelques brins d’herbe, alors que son regard se perdait dans l’immensité azur du ciel.
    Elle avait totalement oublié l’étoile entraperçue quelques minutes, ou quelques heures plus tôt.


    [ Court, mais je suis une paresseuse notoire après tout ^^ ]
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Hallistrad

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MessageSujet: Re: Chants de feu   Mar 12 Fév - 16:09

Hallistrad volait toujours dans le ciel de nuit, inconscient de son public qui d'ailleurs ne lui accorda pas grande attention. Il arrêta de voler en entendant chanter. L'appel comme magique résonnait en son sein, tout comme le feu résonnait en son sang. Il vola plus lentement au dessus de la clairière, écoutant le chant qui doucement s'elevait parmi les étoiles. Mêmes ces grandes dames semblaient cesser de perpétrer leurs histoires pour l'écouter.
Mais le silence ne devint pas assourdissant, il s'emplissait seulement de cette voix.

L'oiseau descendit en petit tourbillon dans la clairière et se posa sur une pierre, en son centre. Il brulait sans chaleur. Il brulait sans faire peur. Et l'on ne pouvait deviner qu'un oiseau de feu se cachait sous ces flammes. Car ses grands yeux d'obscurité étaient pour le moment fermés.

Flamme qui brille,
Obscurité repoussée,
Lumière.


Le jour et son ami de lumière ne se leverait pas avant encore quelques temps, l'oiseau soleil resterait donc là à écouter avant de repartir. Volant à travers vents et marais (^^) pour découvrir ce nouvel univers qui recélait surement bien des secrets, des mythes, des légendes à révéler. Et peut-être aussi trouverait-il ici l'objet qu'il recherchait. Il avait toujours une forme éthérée de flamme, il ouvrit à demi les yeux et observa celle des Peuples. Deux pierres sombres aux milieux des flammes.


(court mais pas trop inspirée ^^)
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Inay
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MessageSujet: Re: Chants de feu   Sam 16 Fév - 17:10

    Amatìrë sommeillait à moitié, la mélodie en devenait murmure. Les yeux clos, elle avait l'impression de se fondre dans le silence, jusqu'à faire partie de la nuit.
    Le fredonnement se tue, alors que l'infante sombrait dans les bras de Morphée, sous l’œil doux de la lune. Inconsciente de la présence du Phénix, l'esprit perdue dans les étoiles... Quelques instants plus tard, elle rouvrait presque brutalement les yeux. La demoiselle voulut se redresser, mais les forces, et la motivation, lui manquèrent, et elle se laissa retomber dans l'herbe tendre.
    La lumière qui baignait la clairière n’était pas celle du ciel. Ondulante, elle lui semblait plus proche de la flamme que de l’étoile. Roulant vivement sur elle-même, la jeune femme se redressa et fit face.
    Bien que sa main se soit nettement approchée de la garde de sa dague, elle était toujours à genoux. Indécise, la Mortis fixa la flamme dansante sur la pierre, ne sachant quelle attitude adopter face à ce phénomène inexplicable.

    La lueur ne semblant pas agressive, Amatìrë se laissa tomber dans l’herbe, fixant calmement la chose. Sans en prendre conscience elle-même, les mots échappèrent de ses lèvres.


    « Qui es-tu toi ? Phénix, Feu Follet ou autre chose ? »

    Elle n’avait jamais rencontré ni Phénix ni Feu Follet, mais elle ne voyait pas quelle autre créature pouvait brûler sans aucune chaleur. Un frisson courut le long de son échine, lorsque l’implication de sa question lui parvint enfin. Si la créature en face d’elle était bien un Phénix, quelques problèmes se posaient. Ces Féals de feu n’étaient pas réputés pour leur mansuétude envers les races bipèdes, et ils ne s’approchaient généralement pas, ni des elfes ni des hommes.
    D’autres interrogations seraient bien venues à son esprit, mais elle croisa le regard d’Hallistrad, et ne pu rien ajouter.
    L’obsidienne des yeux de l’oiseau emprisonna littéralement l’émeraude de la jeune femme, coupant court à toutes réflexions conscientes, si ce n’est la certitude de ne pas avoir affaire à un Feu Follet.

    Fermant les paupières, la demoiselle secoua la tête pour lutter contre l’effet d’hypnose du regard du Phénix. Ce n’était peut être pas volontaire, mais les Féals avaient souvent ce genre d’effet sur les bipèdes… Les Peuples comme certains disaient parfois.


    * Alors que veux-tu ? *

    Totalement désarçonnée, Amatìrë ne pouvait qu’attendre, en évitant de croiser le regard du Féal.

    [ Que devrait-je dire ? ^^"""" Egalement aucune inspiration, navrée ]
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Hallistrad

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MessageSujet: Re: Chants de feu   Dim 17 Fév - 14:51

Celle-qui-chantait avait posé la main sur un morceau de fer. Bien que l'oiseau de feu ne sache pas ce que c'était, il percut des bribes de souvenirs et en conclut que c'était un outil de mort. Le Peuple relacha le fer. Hallistrad ouvrit plus grand les yeux quand elle lui parla pour lui poser une question.

Il lui fallut un moment pour comprendre, cette langue. Comme tous les Feals, il connaissait toutes les langues, mais ces derniers souvenirs de la langue des Peuples remontaient à bien des générations en arrière, il lui fallut un moment d'adaptation pour comprendre celle-qui-chantait avec sa voix aux accents particuliers.

Le Peuple lui demanda quelle était sa nature. L'équivalent d'un sourire parcourut un bref instant son esprit. Il regarda sans animosité apparente, la forme face à lui lutter pour fermer les yeux. Il tourna la tête et observa les étoiles. Tandis que lui observait le monde.

Elle se demanda en esprit ce qu'il voulait. Ce moment le désarconna quelques peu. Les peuples ne connaissaient pas ce langage sans parole. Ou du moins était-ce le cas par le passé.

La jeune femme sentit une sorte de présence tourner autour de son esprit, puis s'inflitrer dedans en douceur sans forcer l'esprit d'Amatirë. Elle percut le chant à la facon d'un phényx, lancinant appel, troublante beauté des mots, grace des notes qui s'envolent. Et sut avec certitude que si elle ne lui donnait pas l'occasion, jamais il ne lui ferait du mal.
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Inay
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MessageSujet: Re: Chants de feu   Ven 7 Mar - 21:50

    Amatìrë était toujours hypnotisée par les yeux noirs du phénix, bien qu’elle tenta vaillamment de combattre son émerveillement – sans aucun succès d’ailleurs.
    Un phénix. Sang et Cendre ! Un Phénix ! Un de ces féals de flammes qu’on ne voyait que dans les contes. On savait bien sur qu’ils existaient, mais aucun être sensé n’espérait en rencontrer un seul de son vivant. Bien sur, Dalharens et Vampyrs étaient tout de même avantagés, avec leurs 2 000 ans d’existence.
    Mais quand même, un Phénix. Elle était en face d’un Phénix. Même si elle l’avait voulu, elle n’aurait pas pu attaquer la flamboyante créature, pas avoir compris de qui, et de quoi, il s’agissait.

    Le chant de l’Oiseau se faufila en son esprit, sans qu’elle ne cherche à le repousser. On ne peut pas dire qu’elle avait confiance, mais si le Féal choisissait de forcer l’entrée, il n’y avait aucune chance qu’elle puisse résister, et il risquait plus fortement de la tuer, même par accident. Elle n’était pas encore totalement folle.

    La… Elle ne sut la nommer autrement que comme « la présence » libéra enfin l’espace intime de ses pensées, et elle reporta son regard sur l’être. Libre de ses mouvements, la demoiselle porta sa mèche blanche à ses lèvres, la mâchonnant nerveusement.

    Au bout de quelques minutes de silence, elle tendit une main vers Hallistrad, sans chercher non plus à trop approcher. Plus comme une invitation qu’autre chose. Renonçant au langage oral, elle poussa vers le faucon de flamme une pensée quelques peu timide.

    Curiosité se disputant à un désir de rester en retrait. Envie de faire connaissance, mais méfiance malgré tout. Et à l’arrière-plan, comme si ce point de sa personnalité ne pouvait être effacé, même lors d’un échange télépathique. La haine des chaînes, de tout ce qui pourrait la retenir prisonnière…

    Mais cette dernière chose était éloignée de ses considérations actuelles, alors qu’elle laissait son regard d’émeraude traîner sur les flammes du Phénix.


    [ Pardon, pardon, pardon U.U Je suis super en retard ]
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